À la Une
RDC/Beni: nouvelle embuscade ce dimanche des présumés ADF contre des civils, 2 morts (provisoire)
Des présumés rebelles ADF (Forces démocratiques alliées) ont tendu une embuscade contre la population civile, ce dimanche 18 novembre 2018 dans l’avant-midi, en territoire de Beni dans la province du Nord-Kivu.
Le sinistre a eu lieu sur la route nationale numéro 4 au niveau de Mayimoya à Kisiki-Maïbo, dans le groupement Bambuba-Kisiki. Cette agglomération se situe à 5 kilomètres d’Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni. Les assaillants ont surpris les usagers de cette route et en ont tué particulièrement deux femmes et incendié une Jeep de marque Land Cruiser avec la marchandise qui s’y trouvait, provenant de la province de l’Ituri pour le Nord-Kivu. Une moto a aussi été incendiée. Des sources de CONGOPROFOND.NET qui se sont rendues sur place indiquent que les personnes à bord de ce véhicule, à part les morts, ont été amenées à une destination inconnue.
Une succession d’attaque des présumés ADF
La soirée du vendredi 16 novembre dernier, les rebelles présumés ADF ont de nouveau attaqué le quartier Boikene dans la ville de Beni. Une personne a échappé de justesse à l’incendie de sa maison. Elle a été brûlée, avant être évacuée à l’hôpital. Au cours de cet assaut, trois maisons ont été incendiées et une voiture. Cette attaque viserait le camps Madiba de la Monusco, indiquent plusieurs sources, car elle s’est déroulée derrière ce camps.

Des habitations incendiées par les présumés rebelles
«Samedi soir autour de 19 heures, le camp de la Monusco a été attaqué par les ADF. Vous allez comprendre quand un campement des Nations Unies arrive à être attaqué par un groupe armé ou par x personne, Cela relève nul doute du terrorisme. Je voulais que nous puissions joindre nos plaidoyers pour qu’à l’issue de tous les actes qui ont fait que la communauté internationale puisse comprendre que Beni ville et territoire fait exactement l’objet d’une attaque terroriste. À travers le monde tout entier, on sais comment les terroristes ont toujours été traités. La population de Beni en général voudrait effectivement que le même traitement soit aussi réservé aux ADF qui nous mettent toujours en difficulté…», a expliqué Nyonyi Bwanakawa, maire de la ville de Beni, à la cérémonie du rapatriement des corps des casques bleus de la Monusco ce samedi à Beni.
Cette attaque s’est produite près de l’hôtel Okapi palace où sont logés les spécialistes de la riposte contre Ebola.
Ces attaques interviennent alors que les forces armées de la RDC, appuyées par la brigade de force d’intervention de la Monusco( FIB), mènent des opérations de grandes envergures contre les présumés ADF dans les environs de Beni.
Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET
À la Une
« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
