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CAN Cameroun 2019 : après son nul face au Congo/Brazza, la RDC attend sa qualification en mars 2019
Match sous haute tension, le derby du fleuve entre les Diables Rouges du Congo/Brazzaville et les Léopards de la RDC, s’est joué au stade Massamba Débat ce dimanche 18 novembre 2018. Au finish, les fauves de la RDC ont arraché un nul d’un but partout, dans un match comptant pour la 5 ème journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations Cameroun 2019.
À la baguette, Mputu Mabi Trésor, Youssouf Mulumbu, Kabango Kasongo et autres, au four et au moulin, ont tous mouillé le maillot dans la douleur pour arracher ce nul un peu précieux pour la suite.
Kabongo Kasango était le seul buteur RDcongolais à la 22 ème minute de la première période, après un coup franc bien botté par Trésor Mputu renvoyé par le gardien brazzavillois. Et le but égalisateur était arrivé avant la pose (38e), marqué par le maître joué brazzavillois, Thierry Bifouma.
45 minutes de pose avant la reprise de la deuxième période !
Obligée d’accepter de souffrir le martyr à Brazzaville, la légion rd congolaise à Brazzaville a été obligé d’affronter dame la pluie qui s’est invitée de manière impromptue, faisant même arrêter le match pendant plus où moins 45 minute juste après la première période.
Le trio arbitral camerounais s’est vu obliger de patienter pendant longtemps avant de reprendre la partie, après avoir tenté de faire rebondir le ballon durant les 15 minutes de la mi-temps sans succès.
Notons qu’à la suite de cette forte pluie qui s’est abattue au stade aucune équipe n’a pu dérouler un bon football. Ainsi, les Léopards et les Diables rouges ont du procéder par des jeux directs en sautant parfois le milieu du terrain.
Malgré l’inondation du terrain, la RDC a eu plus d’occasions que les Diables Rouges. N’eut été la maladresse de ses joueurs, mais aussi ce joli but de Trésor Mputu d’un lobe refusé par l’arbitre, alors qu’il n’y avait ni faute, encore moins un hors jeu, les compatriotes de Ndaye Mulamba allaient gagner.
Un match qu’on arrive pas à gagner, il faut au moins arracher un nul, dit-on. Le Onze RDcongolais a fait l’essentiel en arrachant ce match nul malgré que l’équipe rebondit à la troisième position du classement, après la victoire du Libéria devant le Zimbabwe ce même dimanche(1-0).
Une qualification attendue en mars 2019
Malgré sa troisième position derrière le Zimbabwe et le Liberia qui comptent 8 et 7 points, les Léopards avec leur 6 points gardent leur destin en main et sont bien partis pour se qualifier à cette CAN Cameroun 2019. La barrière à franchir reste le Liberia, lors de la dernière journée de ces éliminatoires qui aura lieu au mois de mars de l’année prochaine, soit trois mois avant la phase finale.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
