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RDC/Présidentielle 2018: « l’UNC ne s’alliera à personne »(B. Mayo)
L’Union pour la nation congolaise (UNC) ne s’alliera à aucune autre formation politique pour concourir à la présidentielle du 23 décembre prochain. Son secrétaire général, Jean Baudouin Mayo, a confirmé finalement ce mercredi 14 novembre à Top Congo FM, cette décision de faire cavalier solitaire.
« Nous espérions, au niveau de la présidentielle, sortir un candidat commun valable. Malheureusement, cela n’a pas marché tel que l’esperait notre base », a-t-il déploré après la désolidarisation de son parti du groupe « Lamuka » créé à l’issue du conclave de Genève (Suisse).
Puis d’ajouter: « Il ne nous reste qu’à affronter les élections tel qu’elles arrivent et en tant qu’UNC. Nos bases n’ont pas accepté l’accord de Genève. Nous devons tirer les conséquences et s’y présenter en tant que parti politique”.
À l’en croire, l’UNC a présenté ses candidatures à tous les niveaux et il ne lui reste qu’aller en campagne électorale.
Toujours confiant sur une victoire de l’opposition aux élections, Jean-Baudouin Mayo soutient que le pouvoir en place n’a pas de bilan à présenter.
« Normalement, c’est quelqu’un de l’Opposition qui doit l’emporter, si les congolais sont conscients de leur misère », conclut-il.
CONGOPROFOND.NET
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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”
Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.
À travers une communication accordée à congoprofond.net à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain
Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.
Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.
Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».
La diplomatie des langues africaines
Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.
Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.
Entre spiritualité et diplomatie
À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.
Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.
Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
