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RDC/Butembo: le chef Baleme du groupe Maï Maï Charles Bokande de Kyanika aux arrêts !

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Plus de 10 miliciens Maï Maï sont arrêtés depuis le week-end dernier à l’auditorat militaire de Butembo. L’auditeur supérieur de la place précise que ces inciviques seraient du groupe de Maï Maï Charles Bokande de Nyamilima et Kyanika.

Ce groupe se rendait dans la région de Beni, à en croire les sources de l’auditorat militaire de Butembo.

D’après une source, ces derniers seraient venus de Kyanika sur la côte ouest du Lac Edouard, en territoire de Lubero. Cette source n’a pas donné des détails sur la circonstance de leur arrêstation, moins encore des armes récupérées auprès de ces assaillants.

Parmi les capturés figure l’un des chefs du mouvement de Charles connu sous le nom de « Baleme » qui était basé à Kyanika.

C’est depuis le 18 octobre dernier que l’opération Sukola 1 avait dénoncé la progression des présumés Maï Maï de Lubero vers le territoire de Beni. Le commandement des Fardc avait dans un communiqué officiel indiqué qu’un mouvement des Maï Maï est signalé dans le territoire de Lubero pour Beni, et que toute progression armée vers Beni sera considérée comme une «provocation».

A titre de rappel, les miliciens Maï Maï du commandant autoproclamé Charles sont actifs sur les eaux du Lac Edouard et dans le Parc National des Virunga depuis plusieurs années. Les forces vives riveraines du Lac Edouard ne cessent de dénoncer à mainte reprise la montée de l’agressivité de ces miliciens, mais l’armée régulière attaque par intermittence ces miliciens qui restent toujours actifs dans cette partie de la province du Nord-Kivu.

Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET

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Kalaa Mpinga, nouveau PCA/Fomin : Un parcours marqué par les conflits de gouvernance, de Mwana Africa à PHC

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Nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds minier pour les générations futures ( FOMIN), depuis ce mercredi 3 juin, le nom de Kalaa Mpinga n’est pas nouveau dans les milieux économiques et miniers africains. Depuis plusieurs années, il est associé à différents projets d’envergure dans les secteurs minier et industriel. Toutefois, plusieurs de ces initiatives ont été marquées par des tensions récurrentes avec des partenaires financiers, des actionnaires ou d’autres parties prenantes.

 

L’épisode Mwana Africa : une rupture retentissante avec les actionnaires

L’un des cas les plus documentés demeure celui de Mwana Africa, groupe minier présent dans l’exploitation du diamant, de l’or et du nickel sur le continent africain. Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, Kalaa Mpinga est finalement écarté de la direction à la suite d’un vote de défiance organisé lors d’une assemblée générale extraordinaire ( https://www.jeuneafrique.com/234648/economie-entreprises/les-chinois-evincent-kalaa-mpinga-de-mwana-africa/ )

Cette éviction intervient dans un contexte de désaccords persistants avec certains actionnaires, notamment chinois. À l’époque, l’intéressé évoque lui-même des divergences profondes concernant la stratégie de développement du groupe ainsi que son mode de gouvernance. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue l’une des illustrations les plus marquantes des difficultés relationnelles qui ont jalonné sa carrière, avec des partenariats se terminant souvent par des ruptures ouvertes.

La MIBA : Une implication dans un environnement sous haute tension

Le nom de Kalaa Mpinga apparaît également dans les discussions liées à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), fleuron historique de l’industrie diamantifère congolaise. À cette époque, l’entreprise traverse une crise profonde, sur fond d’enjeux économiques, sociaux et politiques particulièrement sensibles ( https://lemaximum.cd/2015/11/20/economie/kalaa-mpinga-les-rawji-enfer-ou-paradis-mbuji-mayi-veut-la-relance-de-sa-miba/ )
Bien que ce dossier diffère sensiblement de celui de Mwana Africa, plusieurs analyses soulignent néanmoins un élément commun : la difficulté à construire et préserver des alliances durables dans des secteurs pourtant stratégiques pour le développement économique.

Un style de gouvernance régulièrement pointé du doigt

Au fil des années, certains analystes ont observé que les tensions entourant plusieurs projets auxquels Kalaa Mpinga a été associé ne peuvent être expliquées uniquement par la complexité des environnements d’affaires africains.

Selon eux, ces frictions répétées seraient également liées à un mode de gestion caractérisé par des confrontations fréquentes avec les autres acteurs impliqués dans les projets, qu’il s’agisse d’actionnaires, de partenaires financiers ou de décideurs institutionnels. Cette lecture alimente le débat sur la capacité à maintenir un consensus durable autour de projets nécessitant pourtant stabilité et coopération.

Le dossier PHC dans la continuité d’un historique mouvementé ?

Dans ce contexte, les controverses observées autour de Plantations et Huileries du Congo (PHC) apparaissent, pour certains observateurs, moins comme un cas isolé que comme le prolongement d’un parcours déjà marqué par plusieurs conflits de gouvernance.

Si chaque dossier possède ses spécificités juridiques, économiques et opérationnelles, les critiques formulées convergent souvent vers une même interrogation : celle de la capacité à préserver des partenariats solides et durables dans des secteurs où la confiance entre les différentes parties constitue un facteur déterminant de succès.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

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