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Genève: un nouveau conclave de l’Opposition pour désigner le candidat commun
Le temps file et les élections approchent à grand pas. L’opposition politique congolaise ne veut pourtant rien lâcher. Alors que le Front Commun pour le Congo (FCC) a déjà son candidat commun, l’opposition congolaise annonce une rencontre ce vendredi 09 novembre dans la capitale Suisse pour un conclave de trois jours.
L’objectif de ce conclave, avons-nous appris, n’est autre que la désignation d’un candidat commun de l’opposition qui fera face à Emmanuel Ramazani Shadary le 23 décembre prochain.
Ainsi, ce dialogue de trois jours, devrait permettre aux leaders de l’opposition de se mettre d’accord pour un intérêt commun.
Selon le site d’information en ligne afrique243.com, c’est ce jeudi 8 novembre que les 12 participants pris en charge par la Fondation Koffi Annan quitteront Kinshasa pour Genève. Il s’agit notamment de : Martin Fayulu, Jean Claude Mwalimu, Mbuyamu Matungulu, Lambert Kasula, Baudouin Mayo, Vital Kamerhe, Pierre Lumbi, Christophe Lutundala, Alain Sadi Kikuakua, Adolphe Muzito, Fidèle Babala, Félix Tshisekedi, Eve Bazaiba auxquels s’ajoute le leader du mouvement citoyen Lutte pour le changement (LUCHA) Fred Bauma. C’est cette fondation qui jouera à la médiation pendant les assises, rapporte la même source.
Il est à noter que l’opposition politique congolaise passe un moment de divergences internes entre acteurs, et c’est surtout la question de la machine à voter et le fichier électoral qui la divise. Espérons que cette fois-ci ils convergeront les vues pour l’intérêt du peuple congolais.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Kalaa Mpinga, nouveau PCA/Fomin : Un parcours marqué par les conflits de gouvernance, de Mwana Africa à PHC
Nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds minier pour les générations futures ( FOMIN), depuis ce mercredi 3 juin, le nom de Kalaa Mpinga n’est pas nouveau dans les milieux économiques et miniers africains. Depuis plusieurs années, il est associé à différents projets d’envergure dans les secteurs minier et industriel. Toutefois, plusieurs de ces initiatives ont été marquées par des tensions récurrentes avec des partenaires financiers, des actionnaires ou d’autres parties prenantes.
L’épisode Mwana Africa : une rupture retentissante avec les actionnaires
L’un des cas les plus documentés demeure celui de Mwana Africa, groupe minier présent dans l’exploitation du diamant, de l’or et du nickel sur le continent africain. Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, Kalaa Mpinga est finalement écarté de la direction à la suite d’un vote de défiance organisé lors d’une assemblée générale extraordinaire ( https://www.jeuneafrique.com/234648/economie-entreprises/les-chinois-evincent-kalaa-mpinga-de-mwana-africa/ )
Cette éviction intervient dans un contexte de désaccords persistants avec certains actionnaires, notamment chinois. À l’époque, l’intéressé évoque lui-même des divergences profondes concernant la stratégie de développement du groupe ainsi que son mode de gouvernance. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue l’une des illustrations les plus marquantes des difficultés relationnelles qui ont jalonné sa carrière, avec des partenariats se terminant souvent par des ruptures ouvertes.
La MIBA : Une implication dans un environnement sous haute tension
Le nom de Kalaa Mpinga apparaît également dans les discussions liées à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), fleuron historique de l’industrie diamantifère congolaise. À cette époque, l’entreprise traverse une crise profonde, sur fond d’enjeux économiques, sociaux et politiques particulièrement sensibles ( https://lemaximum.cd/2015/11/20/economie/kalaa-mpinga-les-rawji-enfer-ou-paradis-mbuji-mayi-veut-la-relance-de-sa-miba/ )
Bien que ce dossier diffère sensiblement de celui de Mwana Africa, plusieurs analyses soulignent néanmoins un élément commun : la difficulté à construire et préserver des alliances durables dans des secteurs pourtant stratégiques pour le développement économique.
Un style de gouvernance régulièrement pointé du doigt
Au fil des années, certains analystes ont observé que les tensions entourant plusieurs projets auxquels Kalaa Mpinga a été associé ne peuvent être expliquées uniquement par la complexité des environnements d’affaires africains.
Selon eux, ces frictions répétées seraient également liées à un mode de gestion caractérisé par des confrontations fréquentes avec les autres acteurs impliqués dans les projets, qu’il s’agisse d’actionnaires, de partenaires financiers ou de décideurs institutionnels. Cette lecture alimente le débat sur la capacité à maintenir un consensus durable autour de projets nécessitant pourtant stabilité et coopération.
Le dossier PHC dans la continuité d’un historique mouvementé ?
Dans ce contexte, les controverses observées autour de Plantations et Huileries du Congo (PHC) apparaissent, pour certains observateurs, moins comme un cas isolé que comme le prolongement d’un parcours déjà marqué par plusieurs conflits de gouvernance.
Si chaque dossier possède ses spécificités juridiques, économiques et opérationnelles, les critiques formulées convergent souvent vers une même interrogation : celle de la capacité à préserver des partenariats solides et durables dans des secteurs où la confiance entre les différentes parties constitue un facteur déterminant de succès.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
