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Crimes contre les journalistes: l’UNESCO lance la campagne « #TruthNeverDies » en RDC
L’annonce a été faite ce vendredi 02 novembre 2018 au cercle de Kinshasa à Gombe par le représentant de l’UNESCO en RDC, Abdourahamane Diallo, qui a lu devant les professionnels des médias le message de Mme Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO.

Les professionnels des médias présents dans la salle
La campagne dénommée #TruthNeverDies est lancée pour sensibiliser le public à la question de l’impunité des crimes contre les journalistes. L’objectif est d’encourager la publication d’articles rédigés par ou en hommage à des journalistes tués dans l’exercice de leur métier. C’est dans cette optique que l’UNESCO a élaboré une boîte à outils à l’attention des médias qui souhaitent participer à l’opération.
Pour sa part le secrétaire général à la communication et aux médias du ministère congolais de la communication a précisé que l’engagement de la RDC à ce combat est suffisamment démontré à travers la note d’information sur le dossier judiciaire des journalistes tués en RDC et envoyée à l’UNESCO.

Le gouvernement congolais s’engage fermement à lutter contre l’impunité qui est synonyme de l’indifférence, de l’action et même de silence complice des autorités face à des crimes contre lesquels elles ont la responsabilité d’organiser des procès ou toute autre procédure de justice et de réparation.
Il sied de savoir que depuis cinq ans, les Nations-Unies commémorent la journée internationale contre l’impunité pour les crimes contre les journalistes. Cette journée est l’occasion d’évaluer les efforts déployés pour répondre aux problèmes de sécurité auxquels font face les journalistes dans leur travail d’investigation et de publication, et à l’impunité des attaques et des crimes dont ils sont encore trop souvent l’objet.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.Net
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Aéroport de Bangoka sous attaque : L’AFC/M23 revendique l’opération
L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, ravivant les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des lignes de front traditionnelles. Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés pour viser cette infrastructure stratégique à usage civil et militaire.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé à l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle soutient vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour des frappes contre les zones sous son contrôle.
Les autorités congolaises, de leur côté, dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire mettant en danger les populations civiles et les activités aériennes dans la région. Déjà au début du mois de février puis en mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient été signalées contre le même aéroport, sans provoquer officiellement de dégâts majeurs ni de pertes humaines. Les FARDC avaient alors annoncé avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.
Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka constitue une infrastructure stratégique majeure de la RDC. Il sert aussi bien aux vols civils qu’aux opérations militaires et logistiques.
Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, alors que les affrontements persistent dans l’Est de la RDC malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions de cessez-le-feu engagées sous médiation internationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
