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Manifestations contre la « Machine à voter »: une distraction de plus, selon Athys Kabongo

Vice-ministre de l’Emploi, travail et prévoyance sociale et candidat aux législatives nationales et provinciales sur la liste du regroupement politique APCO, Athys Kabongo, a élevé la voix, ce samedi 20 octobre 2018, pour dire « non » aux différentes manifestations annoncées par une frange de la classe politique contre la machine à voter.  » Je viens conseiller aux opposants qui préconisent des marches contre la machine à voter de s’abstenir. C’est pour distraire la population », a-t-il martelé.

À cet effet, a-t-il rappelé, beaucoup de gens parlent aujourd’hui de la machine à voter, mais ne savent pas d’où est venue l’idée de la machine à voter. « Nous étions au dialogue à l’Union africaine, à la Cenco aussi, nous avons invité la CENI pour exposer sur la problématique de l’organisation des élections. La CENI nous avait présenté trois simulations, à savoir: la première celle du bulletin de vote avec tous les agrégats et tout ce qu’il fallait comme temps et logistique. La deuxième simulation est celle d’utiliser certains moyens technologiques qui peuvent réduire le temps; et la dernière était de découpler les trois scrutins. C’est nous mêmes politiques, surtout ceux-là qui refusent la machine à voter aujourd’hui, avions demandé à la CENI d’oublier les bulletins de vote parce que ça prenait beaucoup de temps et qu’elle devait chercher un autre moyen technique pour aller vite aux élections », a déclaré cet acteur politique.

Et de poursuivre: « Beaucoup d’entre eux pensaient que Joseph Kabila allait postuler pour un troisième mandat, cela pouvait devenir une raison pour eux de descendre dans la rue pour créer un chaos dans le pays. C’est ça le secret que personne ne veut dire tout haut aujourd’hui ».

À titre illustratif, le candidat député numéro 46 à l’élection provinciale à la circonscription électorale de la NSELE s’est interrogé:  » En 2006, en 2011 est ce qu’il y avait la machine à voter? les uns et les autres n’avaient pas crier à la fraude de la même manière qu’aujourd’hui? »

Donc, a-t-il appuyé,  » c’est un faux fuyant. Je pense que c’est une manœuvre dilatoire d’un groupe de politiciens qui veulent à tout prix se retrouver quelque part. Au niveau du FCC, avec ou sans la machine à voter, nous sommes prêts à aller aux élections. La CENI nous a garanti que c’est un outil qui va nous servir d’imprimantes pour les élections de décembre 2018, c’est ça notre position. Le FCC est une machine prête, nous allons remporter la victoire haut la main ».

Par ailleurs, le candidat numéro 275 aussi aux législatives nationales à Tshangu a demandé à toute la population congolaise, en général, et celle de Kinshasa, en particulier, de ne pas suivre ces « aventures de mauvais goût » de certains politiciens qui veulent créer des circonstances pour repousser les élections qui sont déjà à notre portée et de créer des conciliabules, des dialogues.

Et de conclure: « Nous en avons marre ! Le peuple a besoin des élections pour se choisir ses dirigeants ! ».

Tchèques Bukasa/CONGOPROFON D.NET