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Provinces

RDC/Beni: 1 mort et des blessés graves dans des nouvelles manifestations de colère

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Au moins une personne est morte et quelques autres grièvement blessés dans des émeutes des élèves et écoliers dans ville de Beni dans la province du Nord-Kivu.
Depuis lundi, la ville a observée plusieurs manifestations des élèves et des écoliers qui réclament le retour de la paix.
Sur place, les cours ont été à nouveau perturbés et les activités socioéconomiques paralysées.
Les élèves et écoliers dénoncent la montée en flèche de l’insécurité qui se vit dans cette partie de la RDC. Des enfants de bas âge et des adultes ont rejoint les manifestants ainsi que d’autres personnes qui ne sont pas des élèves.
Les manifestants ont bloqué les différents boulevards et rues principales de la ville.
Ils ont barricadé les routes avec des pierres, des amas de bois et des kiosques.
Les manifestants ont brûlé mêmes des pneus sur la chaussée.
La police voulant rétablir l’ordre public à lancer des bombes à gaz lacrymogènes pour contenir les manifestants.
Ces derniers ont débordé malgré le déploiement de la police.
Les forces armées de la RDC sont intervenues en tirant à balles réelles sur les manifestants.
La tension montant d’un cran et les manifestants se sont répandus dans une bonne partie de la ville.
Jusque tard le soir, les tirs étaient encore au rendez-vous au quartier Cité Belge dans la commune de Bungulu dans la partie Ouest de la ville.
Le bilan provisoire fait étant d’un mort et des blessés graves.
Deux se trouvent dans la salle d’urgence de l’hôpital général de référence de Beni.
La victime a passé sa première nuit dans la morgue.

Delphin Mupanda/ CONGOPROFOND.NET

Provinces

« Le Haut-Uele ne peut pas supporter 30 ans de guerre » : Moïse Mahuka appelle les jeunes à rejeter les groupes armés

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Face aux inquiétudes grandissantes liées à la situation sécuritaire dans le nord-est de la République démocratique du Congo, Moïse Mahuka, leader d’opinion du territoire de Watsa, appelle la jeunesse du Haut-Uele à faire preuve de responsabilité en refusant toute collaboration avec les groupes armés qui tenteraient de s’implanter dans la province.

Dans une interview exclusive accordée à CongoProfond.net dans la soirée du mercredi 10 juin 2026, il a lancé un message fort à l’endroit des jeunes, les exhortant à ne jamais céder aux promesses financières des mouvements rebelles.
« La situation est complexe. Je demande aux habitants du Haut-Uele et particulièrement aux jeunes du territoire de Watsa de ne jamais intégrer un mouvement rebelle, quel que soit le montant d’argent qui pourrait leur être proposé », a déclaré Moïse Mahuka.

Pour lui, l’expérience douloureuse vécue dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu doit servir d’avertissement aux populations du Haut-Uele.
« Depuis 1996, les populations des Kivu vivent dans un contexte de guerre quasi permanent. Est-ce que le Haut-Uele sera capable de supporter trente années de conflit ? Nous devons réfléchir sérieusement à cette question », a-t-il souligné.

Selon ce leader d’opinion, la province du Haut-Uele ne dispose ni des infrastructures ni des capacités économiques suffisantes pour faire face à une crise sécuritaire prolongée. Il rappelle que de nombreuses familles dépendent du commerce avec les territoires voisins ainsi qu’avec l’Ouganda pour leur survie quotidienne.
« Notre province dépend largement des échanges avec l’Ituri, notamment les territoires d’Aru et de Mahagi, ainsi qu’avec la ville d’Arua en Ouganda. Peut-on raisonnablement accepter d’insécuriser une province qui peine déjà à garantir sa sécurité alimentaire ? », s’est-il interrogé.
Moïse Mahuka a également dénoncé toute implication éventuelle de jeunes du Haut-Uele dans les réseaux de soutien aux groupes armés.
« S’il y a des enfants du Haut-Uele ou de Watsa qui ont déjà intégré ces mouvements ou qui collaborent avec eux, ils doivent comprendre qu’ils travaillent contre les intérêts de leur propre peuple et compromettent l’avenir de leur province », a-t-il affirmé.

Évoquant la présence de réfugiés sud-soudanais sur le sol congolais, il a rappelé que l’insécurité contraint souvent les populations à abandonner leurs terres et leurs moyens de subsistance.
« Les réfugiés sud-soudanais sont en RDC parce qu’ils ont fui l’insécurité dans leur pays. Si demain la guerre s’installe chez nous, où irons-nous ? Qui nous accueillera au Soudan du Sud ? », a-t-il questionné.

Le leader d’opinion a par ailleurs attiré l’attention sur les défis auxquels fait face la jeunesse locale. Selon lui, la prolifération de certaines pratiques destructrices au fil des années a contribué à fragiliser une partie de la jeunesse, au détriment de son engagement citoyen et patriotique.
« Nous avons besoin d’une jeunesse responsable, consciente de ses devoirs envers la nation. Une jeunesse capable de défendre les valeurs de paix, de travail et de développement. Nous ne devons pas nous laisser entraîner dans des aventures qui ne produisent que souffrances et destructions », a-t-il insisté.

Pour Moïse Mahuka, la préservation de la paix demeure aujourd’hui la principale condition du développement du Haut-Uele. Il invite ainsi les jeunes à privilégier l’éducation, l’entrepreneuriat et le travail communautaire plutôt que les voies de la violence armée.
« Le Haut-Uele a besoin de paix pour se développer. Nous devons protéger notre province et préparer un avenir meilleur pour les générations futures », a-t-il conclu.

Junior kasamba/Congoprofond.net

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