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Mobilité urbaine : à Paris, Daniel Bumba active des leviers techniques pour désengorger Kinshasa
Face à l’asphyxie routière qui éprouve quotidiennement les habitants de Kinshasa, le gouverneur Daniel Bumba Lubaki mise sur l’expertise internationale pour repenser le système de transport de la capitale congolaise. En déplacement à Paris, il multiplie les échanges avec des bureaux d’études spécialisés, dans l’objectif de jeter les bases d’une mobilité urbaine plus moderne, structurée et durable.
À Kinshasa, la bataille contre les embouteillages ne se joue plus uniquement sur les artères encombrées de la capitale. Elle se poursuit désormais sur le terrain de l’ingénierie, de la planification et des partenariats techniques internationaux. C’est dans cette perspective que le gouverneur de la ville-province, Daniel Bumba Lubaki, séjourne actuellement à Paris, où il conduit une série de consultations avec des structures spécialisées dans les transports et la mobilité urbaine.
Parmi les interlocuteurs rencontrés figure Transecor, un bureau d’études reconnu pour son expertise dans la conception et l’accompagnement de projets de transport urbain. Cette structure a notamment contribué à des initiatives majeures au Sénégal, dont le Train express régional (TER) et le Bus Rapid Transit (BRT) de Dakar. Deux expériences susceptibles d’alimenter la réflexion sur les solutions de mobilité adaptées aux réalités de Kinshasa.
Cette démarche traduit une volonté de dépasser les réponses ponctuelles à la congestion routière pour s’attaquer aux difficultés structurelles qui paralysent la circulation dans la mégapole congolaise. L’enjeu est considérable : améliorer la fluidité du trafic, réduire les temps de déplacement et accompagner l’expansion urbaine d’une capitale confrontée à une pression démographique et automobile croissante.
Des infrastructures structurantes dans le viseur
La mission parisienne s’inscrit dans le prolongement de l’atelier consacré à la mobilité urbaine à Kinshasa, précédemment présidé par Daniel Bumba. À l’issue de ces travaux, la Banque mondiale avait manifesté sa disponibilité à accompagner la mise en œuvre des recommandations formulées.
Au cœur des perspectives envisagées figurent plusieurs infrastructures structurantes, notamment les rocades, le métro de Kinshasa (Metrokin), le Bus Rapid Transit et le train urbain. Autant de projets qui pourraient, à terme, transformer profondément les déplacements dans la capitale et contribuer à une meilleure organisation du transport collectif.
Mais entre les études techniques, la mobilisation des financements et la réalisation des infrastructures, le chemin reste exigeant. La modernisation du réseau de transport suppose une coordination institutionnelle soutenue, une planification cohérente et des investissements à la hauteur des besoins de la ville.
Entre urgence et transformation durable
Conscient de l’urgence, le gouvernement provincial n’entend toutefois pas attendre l’aboutissement de ces grands chantiers pour agir. Des mesures immédiates ont déjà été engagées, notamment le déploiement d’une brigade de régulation de la circulation, chargée de contribuer à la fluidification du trafic et à l’amélioration de la discipline routière.
Cette intervention à court terme complète ainsi une stratégie de transformation à plus long terme. Reste désormais à convertir les consultations internationales en projets opérationnels, puis les ambitions annoncées en résultats perceptibles pour les Kinois.
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