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Santé sexuelle et reproductive : SANRU mise sur l’éducation des adolescents pour prévenir les grossesses précoces
À travers les projets « Elikya ya Bilenge » et « PROMIS PF », SANRU Asbl renforce l’éducation à la vie, la formation des pairs éducateurs et l’accès des adolescents scolarisés aux informations et services de santé sexuelle et reproductive. Une approche qui associe écoles, structures sanitaires et réseaux sociaux pour mieux répondre aux besoins des jeunes.

La santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes constitue un enjeu majeur de santé publique en RD Congo. Pour y répondre, SANRU Asbl met en œuvre plusieurs initiatives destinées à améliorer les connaissances des jeunes, à prévenir les grossesses précoces et non désirées et à faciliter leur accès à des services adaptés à leurs besoins.
Parmi ces initiatives figurent les projets « Elikya ya Bilenge », mis en œuvre entre 2021 et 2025 en 2 phases, et « PROMIS PF », prévu pour la période 2025-2028. Ces 2 programmes ciblent principalement les adolescents et jeunes scolarisés âgés de 15 à 19 ans.
L’école, un cadre privilégié de sensibilisation
Avec le projet pilote Elikya ya Bilenge, SANRU a ciblé quatre établissements secondaires de Kinshasa : le Collège Saint Léon et l’Institut Mbila, dans la zone de Nsele, ainsi que le Lycée Molende et l’Institut Technique Bahumbu, dans la zone de Matete. 4 autres écoles témoins ont également été associées à l’initiative afin de permettre la comparaison des résultats.
Dans la continuité de cette approche, PROMIS PF prévoit des interventions dans 40 écoles réparties dans dix zones de santé de Kinshasa, ainsi que dans 12 établissements du Kongo Central, sur une période de quatre ans.
Au cœur de ces interventions figure le renforcement du cours d’éducation à la vie. Les enseignants bénéficient de formations portant notamment sur la réforme de ce cours, tandis que les élèves sont formés comme pairs éducateurs pour transmettre les informations essentielles à leurs camarades.
Les activités de sensibilisation se poursuivent également lors des journées culturelles et d’autres activités parascolaires. En parallèle, SANRU utilise ses réseaux sociaux pour diffuser des messages sur les principales préoccupations liées à la santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes.
Prévenir les risques et encourager les comportements responsables
Les séances de sensibilisation abordent plusieurs thématiques : les conséquences des rapports sexuels précoces, la prévention des grossesses précoces et non désirées, la contraception, les infections sexuellement transmissibles (IST), le VIH/Sida, les violences basées sur le genre ainsi que la gestion de l’hygiène menstruelle.
La consommation de substances psychoactives figure également parmi les sujets abordés, compte tenu de ses conséquences possibles sur la santé et les comportements des jeunes.
L’objectif est de donner aux adolescents les connaissances nécessaires pour prendre des décisions éclairées, adopter des comportements responsables et mieux protéger leur santé.
Les élèves sensibilisés sont, par ailleurs, orientés vers les coins de jeunes aménagés dans les structures de santé ciblées. Ils peuvent y bénéficier de conseils et de services adaptés, auprès de prestataires formés à la prise en charge des besoins spécifiques de cette catégorie de la population.
Une collaboration entre l’école et les structures sanitaires
La mise en œuvre des projets repose sur la collaboration entre les responsables scolaires, les enseignants, les représentants des provinces éducationnelles, les services compétents du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, ainsi que les programmes concernés du ministère de la Santé publique.
Des réunions de coordination, des missions de supervision et des activités de suivi sont organisées afin d’améliorer la qualité des interventions. Des enquêtes qualitatives et quantitatives auprès des élèves et des parents contribuent également à documenter les résultats.
Malgré ces avancées, plusieurs défis persistent, notamment les contraintes du calendrier scolaire, les ruptures de stocks de contraceptifs et la nécessité d’assurer la continuité des activités après la fin des financements des partenaires.
La consolidation des acquis dépendra ainsi de la capacité des acteurs concernés à maintenir les services, à garantir la disponibilité des intrants et à inscrire durablement l’éducation à la santé sexuelle et reproductive dans les pratiques scolaires et sanitaires.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET