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AFDL 1996 – FRN 2026 : 30 ans après, la même rébellion, le même parrain, le même scénario !

30 ans après l’AFDL, Joseph Kabila signe à Goma la naissance du FRN : mêmes parrains régionaux, mêmes méthodes, même objectif. Derrière le vocabulaire de la « refondation », une seule réalité — la restauration par les armes d’un système que la RDC croyait révolu.

Le FRN n’est pas une « refondation », c’est une « restauration » : celle de l’AFDL, 30 ans plus tard, avec les mêmes parrains et les mêmes recettes. Le 12 octobre 2026, Joseph Kabila officialise à Goma la naissance du Front pour la refondation de la nation, absorbant l’AFC/M23 et plaçant Sultani Makenga, chef militaire du RDF/M23 comme jadis James Kabarebe, à la tête de l’état-major de sa branche armée. En octobre 1996, LD Kabila lançait l’AFDL depuis l’Est, avec l’appui de Kigali et Kampala, pour renverser le Président Mobutu. 30 ans plus tard, presque jour pour jour, l’ancien Président de la RD Congo (2001-2019) installe son quartier général dans une Goma sous contrôle du RDF/M23. La boucle est bouclée, et elle sent le soufre.

L’argument juridique du FRN — l’article 64 de la Constitution, qui autoriserait le recours à la force — est une ficelle d’une grossièreté rare. Quel crédit accorder à un ancien chef d’État qui a lui-même prolongé son mandat de 2 ans au-delà de la légalité ? Pendant 18 ans commandant suprême des forces armées, Joseph Kabila finance aujourd’hui des groupes qui combattent celles qu’il dirigeait hier. Condamné à mort par contumace pour trahison et sous sanctions américaines depuis avril 2026, il prétend incarner la « refondation » : la ficelle est grosse, mais elle tient lieu de programme.

Kinshasa commettrait une faute lourde en traitant le FRN comme une énième rébellion. Ce n’est pas un contentieux bilatéral avec Kigali, mais un cas d’école pour la Charte africaine de la démocratie, qui proscrit les changements anticonstitutionnels, et pour la résolution 3314 de l’ONU sur l’agression, qui vise l’envoi de bandes armées contre un État souverain. Un ancien président revendiquant la prise du pouvoir par les armes est précisément la catégorie que ces instruments ont été conçus pour sanctionner. La meilleure réponse est de traiter le FRN pour ce qu’il est : une rébellion soutenue de l’extérieur, dirigée par un homme qui a troqué le costume présidentiel contre l’uniforme du parrain de guerre.

TM Polymathe

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