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Kabila à la tête de la rébellion à Goma : prenant ses distances à cette voie, Marie Ange Mushobekwa s’ouvre au dialogue inclusif pour le retour de la paix en RDC
L’ancienne ministre Marie-Ange Mushobekwa prend ses distances avec la voie armée choisie par l’ancien président Joseph Kabila. Dans une déclaration publiée sur X ce mardi 13 octobre, elle affirme ne pas être liée à cette démarche, tout en réitérant son engagement en faveur de la démocratie et d’une opposition républicaine, ainsi que son ouverture à un dialogue pour la paix en République démocratique du Congo (RDC).
Cette prise de position intervient après l’annonce, lundi 12 octobre à Goma, par Joseph Kabila, de son engagement à la tête du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), un nouveau mouvement politico-militaire qui absorbe L’AFC-M23 et qu’il dirige désormais au premier plan avec Corneille Naanga, Bertrand Bisimwa, Sultani Makenga et autres.
L’ancienne ministre des Droits humains rappelle néanmoins avoir servi le pays sous le leadership de Joseph Kabila avec « respect, conviction et loyauté ». Elle reconnaît également avoir tiré des enseignements positifs de ses dix années passées à ses côtés, une expérience qui, selon elle, lui sera utile pour la suite de sa carrière politique.
« Maintenant qu’il choisit d’emprunter la voie armée pour défendre ses convictions politiques, je décide de prendre des distances avec cette voie à laquelle je ne suis liée de près ni de loin », déclare-t-elle. Marie-Ange Mushobekwa assure toutefois vouloir poursuivre son combat politique au sein de l’opposition, à Kinshasa, « de manière républicaine et mains nues ».
Pour elle, la paix en RDC passe par une solution politique fondée sur le dialogue. « La paix passera uniquement par un dialogue franc, inclusif et constructif », insiste-t-elle, tout en appelant à préserver l’unité et l’indivisibilité du pays. Une position qui privilégie la voie républicaine face au choix des armes.
Exaucé Kaya