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Education

Kasaï-Central : les concessions des écoles publiques au centre d’une étude sur l’environnement d’apprentissage à Kananga

Les concessions des écoles publiques de la ville de Kananga sont au centre d’une étude menée par Joseph Kamuanga Kayembe dans le cadre de son mémoire de Diplôme d’études approfondies (DEA).

Intitulée « La protection des propriétés foncières des institutions scolaires publiques et son impact sur l’environnement d’apprentissage dans la province éducationnelle Kasaï-Central 1, ville de Kananga », cette recherche a été défendue le lundi 21 septembre 2026 à l’Université pédagogique de Kananga (UPKAN), au sein de la Faculté de psychologie, des sciences de l’éducation et de gestion.

À l’issue de la soutenance, le récipiendaire a obtenu la mention « grande distinction ».

Dans son travail, Joseph Kamuanga Kayembe s’est intéressé à la situation foncière de plusieurs établissements scolaires publics de Kananga, notamment aux cas d’occupation et d’empiètement des concessions scolaires par des riverains.

Selon les résultats présentés par le chercheur, certaines concessions scolaires seraient confrontées à des phénomènes de spoliation et d’empiètement, réduisant ainsi les espaces disponibles pour les activités pédagogiques, physiques et récréatives.

Le chercheur cite notamment le cas du Lycée Kele-Kele, où une partie située à l’arrière de la concession scolaire aurait été occupée. La proximité des habitations et des activités des riverains serait également à l’origine de certaines nuisances, notamment sonores, susceptibles de perturber les activités pédagogiques.

Des situations similaires auraient été relevées dans d’autres établissements scolaires, notamment à Kamayi et à Tshilejelu.

L’étude relève également que la réduction des concessions scolaires entraîne une diminution des espaces destinés aux activités récréatives. Pour les élèves, ces espaces permettent notamment la pratique d’activités physiques, les loisirs et les moments de détente en dehors des heures d’enseignement.

Joseph Kamuanga Kayembe souligne par ailleurs que les infrastructures scolaires nécessitent des espaces fonciers sécurisés. Les bâtiments, les espaces récréatifs et les autres infrastructures éducatives doivent, selon son étude, être implantés sur des terrains dont les limites et le statut juridique sont clairement établis.

Dans ses recommandations, le chercheur invite les gestionnaires scolaires à mieux maîtriser les limites de leurs concessions et à identifier clairement leurs limites naturelles. Il préconise également l’obtention de titres de propriété couvrant les espaces scolaires afin de renforcer leur sécurisation foncière.

Il recommande également à l’État congolais de mettre à jour la carte scolaire, notamment à travers le recensement et la documentation des établissements existants, et de poursuivre les démarches visant à doter les écoles publiques de titres de propriété couvrant leurs concessions.

Aux riverains et aux parents d’élèves vivant à proximité des établissements scolaires, Joseph Kamuanga Kayembe recommande le respect des limites des concessions scolaires afin d’éviter tout empiètement susceptible de réduire les espaces destinés aux activités éducatives et récréatives.

Mike Tyson Mukendi