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Société

ARPTC : « Les travailleurs n’ont jamais demandé le départ de Katende », Simon Avoki rétablit les faits

Kinshasa — La délégation syndicale de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) entend mettre fin aux informations faisant état d’une prétendue contestation interne visant le président du Collège, Christian Katende.

Dans un droit de réponse, Simon Avoki, président a.i. de la Délégation syndicale de l’ARPTC, affirme que les travailleurs n’ont jamais mandaté leurs représentants pour réclamer le départ de Christian Katende. Il précise qu’aucune assemblée des travailleurs, résolution syndicale ou décision officielle ne permet, selon lui, d’établir l’existence d’une telle revendication collective.

La délégation syndicale conteste l’image d’une crise sociale

Simon Avoki rejette également la présentation d’une ARPTC plongée dans une crise sociale profonde. Selon lui, les conditions sociales des travailleurs ont connu des améliorations au cours des dernières années.

La délégation syndicale reconnaît toutefois que certaines préoccupations peuvent exister au sein de l’institution. Elle estime que celles-ci doivent être traitées dans le cadre du dialogue social, de la concertation et des mécanismes prévus par les textes régissant l’ARPTC.

Pour les représentants du personnel, il ne faudrait donc pas confondre l’existence de préoccupations professionnelles avec une supposée fronde générale contre la direction.

La question des retraites également clarifiée

Autre point abordé dans ce droit de réponse : la situation des agents arrivés en fin de carrière.

Simon Avoki affirme que les mises à la retraite concernées relèvent des procédures statutaires et administratives applicables au personnel de l’ARPTC. Il récuse ainsi toute présentation de ces départs comme des sanctions ou des mesures destinées à pénaliser les travailleurs.

La délégation syndicale estime que la retraite constitue une étape normale de la carrière professionnelle et que son organisation doit se faire dans le respect des droits des agents et des dispositions en vigueur.

« Ne pas parler au nom des travailleurs »

Dans sa mise au point, la délégation syndicale dénonce par ailleurs ce qu’elle considère comme une instrumentalisation des travailleurs dans les débats autour de la direction de l’ARPTC.

Elle invite ceux qui souhaitent le départ de Christian Katende à porter eux-mêmes cette revendication, plutôt que de l’attribuer aux travailleurs sans mandat officiel.

Simon Avoki appelle également les agents, partenaires de l’ARPTC et membres de l’opinion publique à la prudence face aux informations diffusées sur les réseaux sociaux. Pour lui, une publication largement relayée ne constitue pas automatiquement une position officielle des travailleurs.

Le dialogue plutôt que la confrontation

Tout en réaffirmant son rôle de défense des intérêts professionnels et sociaux des agents, la délégation syndicale assure privilégier le dialogue avec la direction de l’ARPTC.

Elle entend notamment poursuivre les échanges sur les conditions de travail, les carrières et les départs à la retraite, dans une démarche visant à préserver la stabilité de l’institution.

À travers ce droit de réponse, Simon Avoki veut ainsi clarifier la position de la Délégation syndicale : les travailleurs de l’ARPTC ne se reconnaissent pas dans une campagne réclamant le départ de Christian Katende et n’ont, selon lui, jamais mandaté leurs représentants pour porter une telle revendication.

Désiré Rex Owamba