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RDC : Delly Sesanga accuse les éléments de la PNC et les Forces du progrès de violences lors de la marche du 15 Septembre
Le président national de l’Envol et membre de la coalition Article 64 (C64), Delly Sesanga, a dénoncé des violences après la marche organisée ce mardi 15 septembre 2026 à Kinshasa pour défendre la Constitution et s’opposer à tout projet de changement de la loi fondamentale.
Dans une déclaration publiée après la manifestation, l’opposant affirme que les participants étaient venus « marcher pacifiquement pour défendre la Constitution et notre droit de choisir librement notre avenir ».
Delly Sesanga accuse ensuite des éléments de la Police nationale congolaise(PNC), qu’il dit avoir été accompagnés par ce qu’il qualifie de membres des forces du progrès de l’UDPS, d’avoir fait usage de violences contre les manifestants.
« Des éléments de la Police, accompagnés des éléments de la milice des Forces du progrès, ont tourné leurs armes contre nous, transformant l’exercice d’une liberté constitutionnelle en un véritable guet-apens », affirme-t-il.
L’opposant estime que les armes de l’État ne doivent pas être utilisées contre des citoyens participant à une manifestation pacifique pourtant garantie par la loi fondamentale du pays. « La Police nationale est au service de la Nation, pas d’un parti, d’un camp ou d’un régime », déclare-t-il.
Delly Sesanga rappelle également son implication dans l’élaboration du statut de l’opposition en 2007. « J’ai porté la loi sur le statut de l’opposition en 2007 précisément pour que disparaissent de notre pays ces pratiques d’un autre âge », soutient-il.
Sur un ton particulièrement offensif, le président de l’Envol affirme que plusieurs décennies d’opposition n’ont pas suffi, selon lui, à faire disparaître certaines pratiques politiques qu’il considère comme antidémocratiques.
Il conclut en exigeant « que toute la lumière soit faite sur les violences commises aujourd’hui et que les responsabilités soient établies ».
La marche du 15 septembre avait été annoncée par la C64 comme une mobilisation pacifique contre le projet de changement de la Constitution. La coalition, qui réunit notamment Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund, Augustin Matata Ponyo, Delly Sesanga et plusieurs d’autres figures, avait appelé à défendre l’ordre constitutionnel et à s’opposer à toute initiative susceptible, selon elle, d’ouvrir la voie à un troisième mandat de Félix Tshisekedi.
Blaise ABITA/CONGOPROFOND.NET