Provinces
Haut-Uélé : l’UDPS/Tshisekedi saisit la justice contre des écoles accusées de bafouer la gratuité de l’enseignement à Watsa
L’UDPS/Tshisekedi, fédération de Watsa, a saisi la justice pour dénoncer la perception présumée de frais d’inscription dans plusieurs écoles primaires publiques concernées par la gratuité de l’enseignement. Son président fédéral, Georges Musakindrayi Budulungwe, affirme disposer d’éléments de preuve à l’appui de ces dénonciations.
À Watsa, dans la province du Haut-Uélé, la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement primaire est au cœur d’une nouvelle controverse.
Dans une interview exclusive accordée à Congo Profond.net ce vendredi 4 septembre 2026, Georges Musakindrayi Budulungwe, président fédéral de l’UDPS/Tshisekedi à Watsa, affirme que son parti a mené une série d’enquêtes dans plusieurs établissements scolaires de la place.
Selon lui, ces investigations auraient permis d’identifier plusieurs cas présumés de perception d’argent auprès des parents pour l’inscription des enfants dans des écoles primaires publiques concernées par la gratuité de l’enseignement.
Le responsable de l’UDPS/Tshisekedi indique avoir, à la suite de ces constats, saisi le parquet près le Tribunal de paix de Watsa. Il demande aux autorités judiciaires d’examiner les faits et d’établir les éventuelles responsabilités.
Parmi les établissements cités figure l’École primaire Mondegi. Georges Musakindrayi Budulungwe affirme que le chef d’établissement aurait perçu 3 000 francs congolais pour l’inscription d’un enfant.
Il cite également les EP Faza et Waba, dans la sous-division Watsa 1, où des inscriptions auraient été effectuées, selon ses déclarations, moyennant 27 000 francs congolais.
Les écoles primaires Drati, Kibali et Mutubi, ainsi que d’autres établissements du territoire de Watsa, sont également mentionnées par le président fédéral de l’UDPS/Tshisekedi.
Georges Musakindrayi Budulungwe affirme disposer de preuves qu’il dit avoir mises à la disposition des autorités compétentes. Il plaide notamment pour la restitution aux parents des sommes qui auraient été perçues illicitement.
Pour l’UDPS/Tshisekedi, la gratuité de l’enseignement primaire constitue une politique nationale portée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et qui doit être respectée dans l’ensemble des territoires de la RDC.
« Watsa n’est pas différent des autres territoires qui font partie des 145 territoires de la République démocratique du Congo », soutient Georges Musakindrayi Budulungwe.
Le président fédéral de l’UDPS/Tshisekedi demande également que les responsables scolaires qui seraient reconnus coupables soient traités conformément à la loi. Il évoque notamment l’article 43 de la Constitution, qui consacre le droit à l’éducation et prévoit la gratuité de l’enseignement primaire dans les établissements publics.
Georges Musakindrayi Budulungwe prévient que son parti entend poursuivre son action pour veiller au respect des politiques publiques initiées par le chef de l’État.
Les accusations formulées par l’UDPS/Tshisekedi restent toutefois à établir. La justice est désormais appelée à vérifier les faits dénoncés, tandis que les responsables des établissements et les autorités de la sous-division Watsa 1 pourront faire valoir leurs observations sur ces allégations.
Junior kasamba/Congoprofond.net