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RDC : à l’horizon 2036, Muyaya souhaite des médias spécialisés dans l’environnement, l’énergie… face à l’essor des réseaux sociaux et de l’IA

Lors du panel d’information, organisé samedi 29 août 2026, à Kinshasa, par le média en ligne ACTUALITE.CD, sur « mon idée du journalisme dans les dix prochaines années en RDC », le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a émis le vœu de voir à l’horizon 2036, des médias qui ne demeurent ordinaires ou d’informations générales mais axés sur les secteurs clés de la société, notamment l’environnement, l’énergie, l’agriculture et tant d’autres, considérant qu’avec l’essor des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle, la parole est totalement libérée.

Face aux personnes issues d’univers différents, entre autres les médias, institutions publiques, régulation, politique, société civile, recherche et économie, réunies à Sultani Hôtel pour célébrer les 10 ans d’ACTUALITE.CD, il a estimé que le journalisme est aujourd’hui confronté à une transformation profonde de son rôle. Il a relevé que la libération de la parole et l’essor des réseaux sociaux ont fait perdre aux médias leur monopole dans la diffusion de l’information, appelant les professionnels des médias à repenser leurs pratiques face aux mutations technologiques.

Pour lui, l’époque où les médias constituaient la principale source d’information pour le public est révolue, les réseaux sociaux permettant désormais à chacun de produire et de diffuser du contenu. Il estime dès lors que la survie du journalisme passera notamment par une plus grande spécialisation des médias, capables d’apporter une expertise et une information fiable dans des domaines essentiels au développement du pays. « Plus fondamentalement, la formation des journalistes » demeure, selon lui, un enjeu central pour permettre à la profession de répondre à ces nouvelles exigences.

Cette transformation doit également, d’après le ministre, s’accompagner d’une réflexion sur le modèle économique des médias. Confrontés aux réseaux sociaux, aux influenceurs et à la multiplication des organes de presse, les médias doivent désormais démontrer leur valeur ajoutée et leur capacité à produire une information de qualité. « Le principal investissement que nous devons faire, c’est dans le journalisme, dans l’homme qu’il faut former. Mais cet homme, lorsqu’il est formé, doit être en mesure de vivre de son métier », a-t-il souligné. Patrick Muyaya a ainsi évoqué la nécessité de créer un environnement favorable à la viabilité des entreprises de presse, notamment à travers l’adaptation de la législation aux évolutions technologiques, la modernisation des médias et, éventuellement, la mutualisation de certains moyens.

À travers ce panel organisé à l’occasion de ses dix ans, ACTUALITE.CD entend ainsi contribuer à la réflexion sur l’avenir du journalisme en RDC et encourager l’émergence d’un écosystème médiatique capable de s’adapter aux mutations technologiques. La rencontre a réuni différents acteurs des médias, des institutions publiques, de la régulation, de la société civile, de la recherche, de la politique et de l’économie autour d’une même question : quel journalisme pour la RDC à l’horizon 2036 ?

Exaucé Kaya