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Education

Rentrée scolaire en RDC : les écoles conventionnées gagnent du terrain, le privé non international chute

À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027 en République démocratique du Congo, les parents affichent une préparation encore prudente, mais légèrement moins préoccupante qu’en 2025, selon un sondage de Target. La proportion des répondants se déclarant « pas prêts » passe de 63 % en 2025 à 42 % en 2026, soit une baisse de 21 points.

Toutefois, seuls 17 % se disent « totalement prêts », contre 21 % l’année précédente. Cette évolution traduit notamment une tendance des familles à payer progressivement les frais scolaires et à acheter les fournitures au fur et à mesure, en raison de revenus jugés insuffisants.

L’étude révèle surtout un changement important dans les intentions de scolarisation. Les écoles conventionnées arrivent désormais en tête avec 45 % des préférences, contre 22 % en 2023, soit une progression de 23 points. À l’inverse, l’enseignement privé non international connaît une forte baisse, passant de 47 % à 21 %. Le secteur public reste relativement stable, avec 24 % des intentions contre 26 % en 2023, tandis que le privé international progresse de 2 % à 10 %.

Cette évolution pourrait également être mise en perspective avec la question de la gratuité de l’enseignement primaire, qui continue de peser dans les choix des familles. Pour de nombreux parents, le coût de la scolarité demeure un facteur déterminant, alors que la capacité à assurer les frais et les fournitures reste limitée. Au-delà du coût, le choix d’une école semble toutefois dépendre aussi des attentes liées à la qualité de l’enseignement, à l’encadrement des élèves et aux conditions d’apprentissage.

Ainsi, à quelques jours de la rentrée, le sondage de Target dessine un paysage scolaire en pleine recomposition : les écoles conventionnées renforcent leur attractivité tandis que le privé non international perd fortement du terrain. Reste à savoir si cette préférence se traduira, au cours de l’année scolaire 2026-2027, par une amélioration effective de la qualité de l’enseignement et des conditions d’apprentissage, alors que les familles continuent de composer avec des contraintes financières importantes.

Dorcas Mwavita