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Société

Haut-Uele : menaces contre Blaise Omunyepa, l’Alliance pour le Changement interpelle les autorités sur sa sécurité

L’Alliance pour le Changement, interfédération du Haut-Uele, alerte sur des menaces présumées visant son président provincial, Blaise Omunyepa, ainsi que sa famille. La formation politique demande aux autorités compétentes de prendre les dispositions nécessaires pour garantir leur sécurité et faire la lumière sur les faits dénoncés.

Dans une déclaration faite ce jeudi 13 août 2026 à Congo Profond.net, l’Alliance pour le Changement affirme condamner fermement les menaces qui auraient été proférées à l’encontre de son président à la suite de ses récentes prises de position sur la situation politique dans la province.

Selon le parti, Blaise Omunyepa avait notamment dénoncé ce qu’il considère comme une « récupération politicienne » de certaines actions du gouvernement central par des élus du Haut-Uele, estimant que le débat public devait permettre de distinguer les responsabilités de chacun dans la mise en œuvre des politiques publiques.

*L’entourage de Joseph Tinda cité par le parti*

Dans sa déclaration, l’Alliance pour le Changement affirme que des propos faisant état d’une possible atteinte à la vie ou d’un enlèvement de son président auraient été rapportés.

La formation politique met, dans ce contexte, en cause l’entourage de Joseph Tinda, vice-président de l’Assemblée provinciale du Haut-Uele. Elle cite notamment Gilbert Anyotoka, présenté par le parti comme le premier suppléant de Joseph Tinda.

Ces accusations sont rapportées par l’Alliance pour le Changement et n’établissent pas, à ce stade, la responsabilité personnelle de Joseph Tinda ou de Gilbert Anyotoka dans les menaces dénoncées. Il appartient aux autorités compétentes de vérifier les faits, d’identifier les éventuels auteurs et d’établir les responsabilités conformément à la loi.

Joseph Tinda exerce la fonction de vice-président de l’Assemblée provinciale du Haut-Uele depuis son élection au bureau définitif en avril 2024.

*Le parti demande la protection de son président*

Face à cette situation, l’Alliance pour le Changement appelle les services compétents à prendre au sérieux les menaces rapportées et à assurer la protection de Blaise Omunyepa et de sa famille.

Le parti prévient également contre toute tentative d’atteinte à leur intégrité physique et demande que toute personne impliquée dans d’éventuelles menaces soit identifiée et poursuivie conformément aux dispositions légales en vigueur.

Pour la formation politique, les divergences d’opinions ne peuvent justifier ni l’intimidation ni les menaces contre un acteur politique.

*Le désenclavement du Haut-Uele également au cœur du plaidoyer*

Dans sa déclaration, l’Alliance pour le Changement aborde également la question du désenclavement de plusieurs territoires du Haut-Uele.

Le parti attire notamment l’attention sur l’état de certaines routes et ouvrages d’art dans les territoires de Rungu, Niangara et Wamba, dont la dégradation compliquerait la circulation des personnes et des biens.

Il appelle ainsi les élus et les autorités provinciales à renforcer leur plaidoyer auprès du gouvernement central afin d’obtenir des réponses concrètes aux difficultés d’infrastructures auxquelles font face les populations.

Cette préoccupation intervient alors que la question sécuritaire demeure également préoccupante dans le nord-est de la RDC, avec des informations faisant état de la progression de la menace ADF vers certaines zones du Haut-Uele.

*Le parti privilégie le débat politique*

L’Alliance pour le Changement affirme enfin que les divergences politiques doivent être réglées par le débat démocratique et la confrontation des idées.

Elle réaffirme sa volonté de poursuivre son action politique dans le respect des lois de la République démocratique du Congo et invite les différents acteurs à privilégier les arguments plutôt que l’intimidation.

À ce stade, les menaces dénoncées restent des allégations rapportées par l’Alliance pour le Changement. Leur réalité, leur origine et les éventuelles responsabilités devront être établies par les autorités compétentes.

Junior Kasamba / CongoProfond.net