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Révision constitutionnelle : À la veille du 12 août, Robert Ngana recadre Grace Émie Kutino : « Le moment est mal choisi ! »
À la veille de la marche du 12 août, le notable du Sud-Ubangi répond à l’appel de la ministre Grace Émie Kutino en faveur de la mobilisation des jeunes pour le changement de la Constitution.
L’entrepreneur et acteur politique congolais Robert Ngana, notable du Sud-Ubangi, réagit à l’appel lancé par la ministre de la Jeunesse et Éveil patriotique, Grace Émie Kutino, en faveur d’une mobilisation des jeunes autour du projet de changement de la Constitution.
Dans une déclaration faite à Kinshasa ce 9 août 2026, Robert Ngana estime que le contexte actuel ne se prête pas à l’ouverture d’un tel débat. Il invite plutôt les autorités et les acteurs politiques à concentrer leurs efforts sur les préoccupations immédiates de la population, notamment les infrastructures, la santé et la sécurité.

« Le moment est mal choisi »
La réaction de Robert Ngana intervient à la suite de l’appel de la ministre Grace Émie Kutino, qui encourage notamment les jeunes à participer à la marche annoncée pour le 12 août sous le slogan « Oui, je le veux », en soutien au changement de la Constitution.
S’adressant directement à la ministre, le notable du Sud-Ubangi déclare : « Je pense cependant que le moment est mal choisi pour engager un tel débat, chère Ministre Grace Émie Kutino. »
Pour lui, l’attention des pouvoirs publics devrait avant tout se porter sur les difficultés auxquelles les Congolais sont confrontés au quotidien.
Les urgences sociales avant le débat institutionnel
Robert Ngana plaide ainsi pour une réorientation des priorités nationales vers les questions sociales et sécuritaires.
« Réorientons plutôt nos efforts vers les questions essentielles qui préoccupent aujourd’hui notre population : les infrastructures, la santé et la sécurité », insiste-t-il.
À ses yeux, une focalisation excessive sur les institutions et les réformes constitutionnelles risque de reléguer au second plan des défis socio-économiques qui nécessitent pourtant des réponses urgentes et concrètes.
« Les hommes passent, les institutions restent »
Dans son argumentaire, Robert Ngana appelle également les responsables politiques à inscrire leur action dans une perspective de long terme.
« N’oublions jamais que les hommes passent, mais les institutions restent », rappelle-t-il, soulignant ainsi la nécessité de préserver une vision institutionnelle dépassant les intérêts et contingences politiques du moment.
Cette réflexion s’accompagne, selon lui, d’une responsabilité particulière à l’égard des générations futures.
Bâtir le Congo de demain
Le notable du Sud-Ubangi estime que les dirigeants doivent avant tout œuvrer à transmettre aux générations futures un pays plus stable et plus prospère.
« Notre responsabilité est donc de travailler pour l’avenir et de léguer à la génération future un pays meilleur, plus stable et plus prospère », souligne-t-il.
Robert Ngana conclut son plaidoyer par un appel à revenir aux préoccupations fondamentales de la population : « Pensons à l’essentiel : bâtir aujourd’hui le Congo que nous voulons laisser à nos enfants demain. »
Cette prise de position vient ainsi alimenter le débat autour du projet de changement constitutionnel, à quelques jours de la mobilisation annoncée des jeunes pour le 12 août.
Blaise ABITA/CONGOPROFOND.NET