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Haut-Uele : À l’occasion de la Journée des peuples autochtones, Jean Faustin Ataduma appelle au respect de leurs droits à Bari-Logo
À l’occasion de la Journée internationale des peuples autochtones, Jean Faustin Ataduma Kovozo, président de l’Association de Défense des Droits des Autochtones (ADDA) dans la chefferie de Bari-Logo, territoire de Watsa, appelle au respect des droits des populations autochtones et à leur implication effective dans la gestion et le développement de leur milieu. Il dénonce notamment ce qu’il considère comme une marginalisation des autochtones et les effets de l’exploitation minière sur l’environnement dans le Haut-Uele.
Selon Jean Faustin Ataduma, les droits des peuples autochtones demeurent insuffisamment pris en compte dans la chefferie de Bari-Logo. Il plaide ainsi pour une meilleure reconnaissance de leur place dans les décisions concernant les ressources et l’avenir de leurs communautés.
« Les richesses du milieu doivent d’abord profiter aux autochtones », soutient-il, appelant les différents acteurs à privilégier leur implication dans les initiatives de développement local. Il estime que cette participation ne devrait pas être ponctuelle, mais s’inscrire dans la durée, notamment à travers des mécanismes permettant aux autochtones d’être représentés dans les structures où se prennent les décisions qui affectent directement leurs communautés.
Plaidoyer auprès de Kibali Gold Mine
S’adressant particulièrement à Kibali Gold Mine, Jean Faustin Ataduma recommande à l’entreprise minière de renforcer l’implication des populations autochtones dans ses activités et ses programmes de développement communautaire.
Il souhaite notamment une représentation effective des autochtones au sein des mécanismes de dialogue et des structures liées à l’exploitation minière, estimant que leur participation permettrait de mieux prendre en compte leurs préoccupations et leurs intérêts.
Le président de l’ADDA alerte également sur les conséquences environnementales qu’il attribue à l’exploitation minière. Il appelle les différents acteurs à accorder une attention accrue à la protection de l’environnement et à préserver les ressources naturelles dont dépendent les communautés locales.
Inquiétudes sur la gouvernance coutumière
Jean Faustin Ataduma aborde également la question de la gouvernance coutumière. Selon lui, certains acteurs politiques exerceraient des pressions sur les chefs coutumiers afin de les amener à agir conformément à leurs intérêts.
Il dénonce ce qu’il présente comme des « injonctions » adressées aux autorités coutumières et plaide pour que celles-ci puissent exercer leurs responsabilités dans le respect de leur autonomie et des intérêts des communautés qu’elles représentent.
Les activités de célébration reportées
Par ailleurs, Jean Faustin Ataduma annonce le report des activités prévues dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des peuples autochtones au 9 septembre 2026.
Cette date coïncidera avec le premier anniversaire de la réinstallation des chefferies Bari-Logo et Bangba-Mayogo, deux entités coutumières ayant retrouvé leur statut dans le cadre de la réorganisation des entités coutumières du territoire de Watsa.
La chefferie de Bari-Logo était auparavant connue sous le statut de secteur Kibali, avant sa réhabilitation comme chefferie en 2025. Le président de l’ADDA souhaite que cette commémoration constitue également une occasion de renforcer la reconnaissance des droits et la participation des populations autochtones dans la gouvernance et le développement local.
À travers ce plaidoyer, Jean Faustin Ataduma appelle ainsi les autorités, les opérateurs économiques, les responsables coutumiers et l’ensemble des acteurs intervenant dans la région à faire du respect des droits des peuples autochtones, de leur participation et de la protection de l’environnement des priorités dans le développement du territoire de Watsa.
Junior kasamba/Congoprofond.net