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Sécurité

Haut-Uélé : l’UDPS/Watsa dénonce un « sabotage » de la vision sécuritaire de Félix Tshisekedi et exige le retrait des forces présentes dans les sites miniers

Dans une interview exclusive accordée à Congo Profond.net, le président fédéral de l’UDPS/Tshisekedi Fédération de Watsa, Georges Musakindrayi Budulungwe, dénonce ce qu’il qualifie de « sabotage » et de « négligence » envers le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans la mise en œuvre de ses orientations sécuritaires dans le territoire de Watsa.

Selon ce responsable politique, la persistance de l’insécurité dans plusieurs zones du territoire serait notamment liée, d’après lui, au maintien de certains éléments des forces de sécurité dans des coopératives et carrés miniers au lieu d’être affectés à la protection des populations.


« Ce qui aggrave l’insécurité dans le territoire de Watsa, ce sont certains éléments qui restent encore dans les milieux de la population au lieu d’accomplir leur mission première », affirme Georges Musakindrayi Budulungwe.

Le président fédéral de l’UDPS/Watsa accuse certaines autorités de ne pas appliquer correctement les orientations du chef de l’État. Il estime que certains responsables afficheraient une attitude différente en présence du président de la République et sur le terrain.

« Il faut que les autorités cessent l’hypocrisie. L’autorité du Chef de l’État doit être respectée non seulement devant lui, mais également dans les actes posés sur terrain », soutient-il.

Appel au retrait des forces dans les coopératives et carrés miniers

Georges Musakindrayi Budulungwe demande à l’administrateur du territoire de Watsa, Dieudonné Magay, ainsi qu’au comité local de sécurité, de prendre des dispositions pour faire appliquer le retrait des éléments armés présents dans certaines coopératives et carrés miniers, conformément aux orientations nationales sur la sécurisation du secteur minier.

Il affirme avoir effectué une descente sur terrain afin d’identifier plusieurs coopératives et carrés miniers concernés.

Selon lui, certaines de ces structures minières seraient liées à des responsables politiques et administratifs, notamment des autorités provinciales, des membres du gouvernement provincial, des députés ainsi que des responsables des entités territoriales. Ces affirmations restent des déclarations de l’acteur politique qui n’ont pas encore fait l’objet de réactions des personnes citées.

« Les commerçants qui financent l’économie locale deviennent des victimes »

Le président fédéral de l’UDPS/Watsa plaide pour le retrait des militaires et policiers qui seraient présents dans des carrières minières avec des armes et munitions pour des intérêts qu’il qualifie de personnels.

Il estime que cette situation fragilise davantage les acteurs économiques locaux.

« Les commerçants qui meurent aujourd’hui sont pourtant ceux qui contribuent à l’économie, qui paient les taxes et les impôts, et qui participent indirectement à l’effort de l’État en fournissant certains moyens nécessaires aux services », déclare-t-il.

Face à ce qu’il considère comme une persistance du problème, Georges Musakindrayi Budulungwe annonce que son parti pourrait passer à une nouvelle étape, notamment à travers des actions citoyennes, afin d’obtenir l’application des décisions annoncées au niveau national.

Il appelle enfin la population du territoire de Watsa à rester vigilante et à continuer de dénoncer toute situation susceptible de compromettre la sécurité des personnes et des biens.

La rédaction reste en attente de la réaction des autorités provinciales, territoriales et des responsables des services concernés afin d’équilibrer les points de vue autour de ces déclarations.

Junior kasamba/Congoprofond.net