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Environnement

Journée mondiale de la conservation de la nature 2026 : « La protection de l’environnement est une opportunité pour la santé, l’économie et la paix », affirme Irénée Monyobele

À l’occasion de la Journée mondiale de la conservation de la nature, célébrée ce 28 juillet 2026, Irénée Monyobele, chef de travaux à l’Institut supérieur pédagogique de Gemena (ISP-Gemena) et Doctorant en didactique des disciplines, dans la spiritualité de Géographie et gestion de l’environnement à l’Université pédagogique nationale (UPN), a appelé à une gestion durable des ressources naturelles en République démocratique du Congo. Il estime que la conservation de la nature doit être perçue comme un levier de développement, de paix et de bien-être pour les populations.

Selon lui, la RDC est confrontée à plusieurs défis qui compliquent la conciliation entre la protection de la biodiversité, le développement économique et le retour de la paix, notamment dans l’Est du pays.
« En RDC, les plus grands défis pour réconcilier la conservation de la nature, le développement économique et la paix à l’Est sont légions », a-t-il déclaré.

Parmi ces défis, il cite notamment l’exploitation des ressources minières qui, selon lui, « impacte la vie de la diversité biologique », la pression démographique favorisant « l’agriculture itinérante sur brûlis, la pêche illégale ou la surpêche, la chasse et la déforestation », ainsi que les conflits armés et l’insécurité dans les aires protégées.

« Cette situation entraîne le braconnage, la carbonisation, l’exploitation minière et même l’assassinat des gardes écologiques ou écogardes », a-t-il ajouté.

Le chercheur évoque également « l’absence de modèles économiques alternatifs pour les populations », qui freine le développement du tourisme, de l’agroforesterie et des éco-énergies. Il pointe aussi « la faible gouvernance et le manque de financement », qui favorisent, selon lui, « la corruption à travers l’octroi de permis d’exploitation dans des zones écologiquement sensibles ».

Abordant la situation du Sud-Ubangi sa province d’origine, Irénée Monyobele estime que les communautés locales peuvent jouer un rôle déterminant dans la préservation de la nature d’ici à 2030. Face à la déforestation, à l’agriculture itinérante sur brûlis, à la chasse et à l’exploitation du bois, il préconise plusieurs solutions.
« L’alternative au charbon de bois passe par la promotion des énergies propres », a-t-il indiqué. Il recommande plaide recommande également « la création de forêts communautaires afin de promouvoir la cogestion des ressources naturelles », le développement de l’agroforesterie ainsi que le renforcement de la sensibilisation et de l’éducation mésologique ou environnementale.

L’enseignant-chercheur invite par ailleurs les jeunes et les décideurs du Sud-Ubangi à considérer la conservation de la nature comme une véritable opportunité.
« Pour la santé, la conservation de la nature nous donnera de l’eau propre, de l’air pur, moins de maladies et une meilleure valorisation de la pharmacopée », a-t-il expliqué.

Sur le plan économique, il souligne que « la conservation engendrera le tourisme, les produits forestiers non ligneux et la séquestration du carbone ». Pour les communautés, elle favorisera également « la création d’emplois, la résilience climatique, la gestion des conflits ainsi que la préservation de la fierté et de la culture ».

En conclusion, Irénée Monyobele rappelle qu’« il existe deux types de conservation : la conservation in situ qui consiste à protéger une espèce dans son milieu de vie habituelle et la conservation ex situ qui prône un hébergement en dehors du biotope », avant d’appeler à une mobilisation de tous les acteurs afin de préserver le patrimoine naturel de la RDC pour les générations actuelles et futures.

Dans un contexte où le climat mondial subit des dérèglements répétitifs, catastrophiques et que la RDC est considérée comme « Pays-Solution », le message du Doctorant Irénée Monyobele sur la préservation de la nature résonne comme une alternative qui vise à garantir le potentiel naturel congolais, afin de promouvoir un environnement sein, durable et propuse.

Blaise ABITA/CONGOPROFOND.NET