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Endo FoDAB 26 : À Kinshasa, les experts plaident pour une révolution de la chirurgie mini-invasive en Afrique

Après 4 jours d’intenses échanges scientifiques, de démonstrations pratiques et de partage d’expériences, le 2ᵉ Congrès d’endoscopie en République démocratique du Congo (Endo FoDAB 26) s’est clôturé le samedi 18 juillet à Kinshasa sur une conviction forte : la chirurgie mini-invasive constitue l’une des solutions les plus prometteuses pour améliorer durablement les soins de santé en Afrique, à condition de surmonter les nombreux défis qui entravent encore son essor.

Coorganisé par la Fondation Daemmi Berlind (FoDAB) et l’Université de Kinshasa (UNIKIN), ce rendez-vous scientifique international s’est tenu autour du thème : « Chirurgie minimale invasive en Afrique : Innovations au service d’une pratique contextuelle et durable ».

Une plateforme scientifique au service de l’innovation médicale

Placées sous la présidence du Pr Jean-Louis Benifla, venu de France, les assises ont réuni des spécialistes de renom issus de la République démocratique du Congo, de plusieurs pays africains et d’Europe. Chirurgiens, gynécologues, urologues, gastro-entérologues, infirmiers spécialisés, enseignants, chercheurs et étudiants ont confronté leurs expériences afin de promouvoir une endoscopie adaptée aux réalités du continent africain.

Les différentes communications ont permis de présenter les avancées enregistrées dans plusieurs disciplines médicales, tout en mettant en lumière les défis techniques, humains et financiers qui subsistent.

Des progrès encourageants, mais des défis persistants

Si les participants ont salué les progrès réalisés dans le développement de l’endoscopie en RDC et dans plusieurs pays africains, ils ont également souligné les obstacles qui ralentissent sa généralisation.

Parmi les principales difficultés figurent le coût élevé des équipements, le manque de personnel suffisamment formé, l’insuffisance des infrastructures hospitalières, les problèmes d’alimentation électrique, ainsi que l’accès limité aux technologies modernes et aux consommables indispensables à la chirurgie mini-invasive.

Autant de contraintes qui limitent encore l’accès des populations à cette médecine de pointe.

Les innovations technologiques au cœur des échanges

En marge des conférences scientifiques, Endo FoDAB 26 a accueilli une importante exposition réunissant plusieurs entreprises spécialisées dans les équipements et technologies médicales.

Les exposants y ont dévoilé les dernières innovations en matière d’endoscopie, mettant en évidence le rôle déterminant des partenariats technologiques dans la modernisation des plateaux techniques et l’amélioration de la qualité des soins.

Une médecine moins invasive, plus sûre et plus rentable

Les experts ont rappelé que l’endoscopie ne se limite plus au diagnostic. Elle révolutionne aujourd’hui la prise en charge de nombreuses pathologies grâce à des interventions moins agressives, entraînant moins de complications, moins de douleurs postopératoires, des séjours hospitaliers plus courts et une récupération plus rapide des patients.

Au-delà des bénéfices médicaux, cette approche présente également un impact socio-économique important en réduisant les coûts de prise en charge et en favorisant une reprise plus rapide des activités professionnelles des patients.

Faire de l’endoscopie un enjeu majeur de santé publique

Les congressistes ont insisté sur la nécessité d’investir davantage dans la formation des professionnels de santé, la création de centres spécialisés, la modernisation des infrastructures hospitalières et le renforcement de la coopération scientifique entre les pays africains et leurs partenaires internationaux.

Au terme des travaux, un message s’est imposé avec force : l’avenir de la chirurgie en Afrique passe inévitablement par la démocratisation de la chirurgie mini-invasive.

Pour les participants, rendre l’endoscopie accessible au plus grand nombre ne relève plus uniquement d’un défi scientifique ou technologique. Il s’agit désormais d’un véritable impératif de santé publique, capable d’améliorer durablement la qualité des soins et les chances de guérison de millions de patients à travers le continent.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET