Politique
Grand Équateur : les parlementaires sollicitent l’implication de Guillaume Ngefa pour faire respecter les décisions de justice
Les défis liés à l’application de l’État de droit dans les provinces du Grand Équateur étaient au centre d’une audience accordée, vendredi 17 juillet à Kinshasa, par le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, à une délégation du comité stratégique des parlementaires de cet espace.
Conduite par le député national José Engbanda, président des parlementaires du Grand Équateur, la délégation est venue attirer l’attention du ministre sur plusieurs situations jugées préoccupantes, notamment les conflits institutionnels dans les provinces du Sud-Ubangi et de la Mongala, la non-exécution de certaines décisions de justice, ainsi que les tracasseries policières et militaires signalées à Bansakusu et Bolomba, dans la province de l’Équateur.
À l’issue de la rencontre, José Engbanda a indiqué que ces préoccupations ont été présentées au ministre, qui s’est engagé à en assurer le suivi.
« Nous avons exposé au Ministre d’État les problèmes de non-exécution de certaines décisions judiciaires au Sud-Ubangi, les difficultés liées à un réquisitoire du parquet général en Mongala resté sans suite, ainsi que les tracasseries policières et militaires dont la population est victime dans plusieurs localités du Grand Équateur. Il a pris acte de toutes ces préoccupations et a assuré qu’il en suivra l’évolution », a déclaré le député.
Selon les élus, ces dysfonctionnements fragilisent le fonctionnement des institutions provinciales et alimentent un climat d’instabilité politique dans plusieurs territoires de l’espace Grand Équateur.
Ils ont ainsi sollicité l’implication du ministre de la Justice afin de garantir l’exécution effective des décisions rendues par les cours et tribunaux, considérée comme un préalable indispensable au renforcement de l’État de droit.
« Nous sommes venus solliciter l’implication du numéro un de la justice afin que les décisions des cours et tribunaux soient effectivement exécutées. C’est une condition essentielle pour rétablir l’État de droit et permettre le bon fonctionnement des institutions. Nous espérons obtenir des suites favorables dans les prochains jours », a conclu José Engbanda.
Cette audience s’inscrit dans la dynamique de dialogue engagée par le ministère de la Justice avec les différentes institutions et les élus nationaux, en vue d’identifier les obstacles au bon fonctionnement de la justice et de promouvoir une gouvernance fondée sur le respect de l’État de droit en République démocratique du Congo.
Glodi Bukasa