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Bunia : la colère des agents de la riposte Ebola éclate au grand jour

La frustration a laissé place à la colère ce mercredi 15 juillet à Bunia. Des agents engagés dans la lutte contre la maladie à virus Ebola ont manifesté pour réclamer le paiement de leurs prestations, qu’ils affirment attendre depuis plusieurs semaines.

Le mouvement a débuté devant l’Hôpital général de référence de Bunia, où plusieurs manifestants se sont rassemblés dès le matin. Des pneus ont été incendiés à l’entrée principale de l’établissement, provoquant une vive tension autour de l’hôpital. D’autres protestataires se sont dirigés vers la Division provinciale de la santé pour faire entendre leurs revendications.

Selon les manifestants, cette action vise à attirer l’attention des autorités sur leur situation. Ils dénoncent des retards de paiement qu’ils jugent injustifiés alors qu’ils continuent d’intervenir dans le cadre de la riposte contre Ebola.

« Nous risquons nos vies, mais on ne nous paie pas », ont-ils lancé au cours de la manifestation.

Sur place, la Police nationale congolaise est intervenue pour disperser le rassemblement. Malgré cette intervention, les agents ont maintenu leur mouvement de protestation, estimant que leurs préoccupations n’ont jusqu’à présent reçu aucune réponse concrète.

Parmi eux, certains rappellent les tâches accomplies depuis le début de leur engagement sur le terrain : sensibilisation des communautés, désinfection des sites touchés par la maladie et participation aux enterrements dignes et sécurisés.

« Le ministre de la Santé est venu à Bunia et nous a fait des promesses. Jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons rien reçu. Nos familles souffrent », a confié un agent sous couvert d’anonymat.

Cette manifestation intervient dans un contexte où les autorités sanitaires poursuivent les efforts de lutte contre l’épidémie qui sévit dans plusieurs localités de l’Ituri. Les agents de la riposte espèrent désormais une réponse rapide des responsables concernés afin que leurs revendications soient prises en compte et que les activités puissent se poursuivre dans un climat plus apaisé.

Rédaction