Société
« Quatre personnes présentes suffisent pour qu’un mariage soit valablement célébré devant l’officier de l’état civil. Il n’est donc pas obligatoire d’être accompagné par une foule », précise Isaac Mukendi
Alors que de nombreux couples renoncent ou retardent leur mariage civil en raison des coûts liés à l’organisation d’une grande cérémonie, le bourgmestre adjoint de la commune de Limete, Isaac Mukendi, a tenu à apporter une importante mise au point sur les exigences légales entourant la célébration du mariage devant l’officier de l’état civil.
« Quatre personnes présentes suffisent pour qu’un mariage soit valablement célébré devant l’officier de l’état civil. Il n’est donc pas obligatoire d’être accompagné par une foule », a-t-il rappelé.
Selon lui, les seules personnes dont la présence est requise sont les deux futurs époux ainsi que deux témoins majeurs, soit un témoin pour chaque conjoint. Le consentement libre des deux futurs époux constitue également une condition essentielle à la célébration du mariage.
Le bourgmestre adjoint a également clarifié une autre idée largement répandue : la présence physique des parents ou des membres des familles n’est pas une obligation devant l’état civil. Ce qui est exigé, c’est la preuve que la dot a bien été versée, conformément aux dispositions du Code de la famille.
À cet effet, il a rappelé que l’article 373, troisième tiret, du Code de la famille prévoit notamment la production d’une attestation établissant le versement de la dot ou d’un document attestant sa réception par la famille concernée. Cette preuve peut être établie même lorsque la dot n’a pas encore été intégralement payée, pour autant que la famille reconnaisse en avoir reçu une partie.
Isaac Mukendi a également évoqué l’article 390 du Code de la famille, qui encadre les conditions de célébration du mariage civil par l’officier de l’état civil.
Pour lui, les réceptions, décorations, cortèges, locations de salles ou autres festivités relèvent uniquement du choix des familles et des moyens financiers des futurs époux. Elles ne constituent en aucun cas des exigences de l’état civil.

Au-delà de cette clarification juridique, le bourgmestre adjoint a lancé un appel aux couples vivant uniquement sous le régime du mariage coutumier ou en concubinage. Il les encourage à régulariser leur union devant l’état civil, rappelant que le mariage civil est celui qui produit les effets juridiques et assure la protection des époux ainsi que de leur famille.
« Ne retardez pas votre mariage civil parce que vous attendez d’organiser une grande fête. Après le mariage, une nouvelle vie commence également et demande des moyens. L’essentiel est de régulariser votre union devant la loi », a-t-il insisté.
À travers cette mise au point, Isaac Mukendi entend sensibiliser la population sur les véritables exigences du mariage civil en RDC et lever les idées reçues qui poussent de nombreux couples à repousser une démarche pourtant essentielle à leur protection juridique.
Dorcas Mwavita