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Kintambo : Plus de 123.000 tombes effacées dans un cimetière fermé depuis 1998
Le cimetière de Kintambo fait face à une autre réalité préoccupante : la saturation de son espace funéraire. Selon plusieurs témoignages, le manque de places disponibles a conduit, au fil des années, à des superpositions de sépultures, entraînant la disparition de nombreuses tombes anciennes et suscitant l’inquiétude des familles.

Fermée aux nouvelles concessions depuis 1998, cette nécropole continue néanmoins à accueillir des inhumations par superposition sur d’anciennes sépultures. Cette pratique aurait contribué à l’effacement de plus de 123.000 tombes, tandis que plusieurs caveaux présentent aujourd’hui des signes de dégradation ou de destruction.
À cette saturation s’ajoutent des constructions anarchiques et une végétation envahissante qui gagne progressivement du terrain. Faute de débroussaillage régulier, les hautes herbes recouvrent les allées et masquent de nombreuses sépultures, rendant parfois difficile leur identification.
Pour les familles des défunts, cette situation reflète l’abandon prolongé de l’un des plus anciens cimetières de Kinshasa. Elles plaident pour un vaste programme de réhabilitation comprenant le débroussaillage, la restauration des tombes, le renforcement de la sécurité et une meilleure gestion de l’espace funéraire.
Au-delà des questions de capacité, les proches des personnes inhumées rappellent qu’un cimetière demeure un lieu de mémoire et de respect. Ils invitent les autorités et les citoyens à unir leurs efforts afin de mettre fin à la dégradation de ce patrimoine et de préserver la dignité due aux morts.
Elvit Kumbu Mbangi/CONGOPROFOND.NET