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Cedrick Bakambu, le totem qui ne marque plus : Il est temps de passer le relais !

À 35 ans, Cédric Bakambu incarne l’histoire et l’âme des Léopards. Son parcours et son apport à la sélection congolaise restent gravés dans les mémoires. Mais le football est un sport de résultats, et sur ce terrain, Bakagoal est muet depuis l’entame de cette Coupe du Monde 2026. Trois matchs, zéro but, et pourtant une place de titulaire qui interroge.

Face à la fougue et à la fraîcheur de la nouvelle génération, cette inertie commence à peser lourd, surtout quand la survie en phase à élimination directe est en jeu. Face à l’Angleterre, ce n’est plus le moment des sentiments ni des états de service, c’est un match à quitte ou double. Le sélectionneur Sébastien Desabre a dans son effectif des alternatives autrement plus tranchantes :

Fiston Mayele, auteur d’un but crucial contre l’Ouzbékistan , et des profils comme Simon Banza ou Brian Cipenga, qui n’attendent qu’une étincelle pour s’illustre. Persister à aligner Cédric Bakambu, c’est prendre le risque de jouer à dix contre onze dans une rencontre où chaque détail comptera, face à un adversaire qui ne fera aucun cadeau.

Le statut de légende ne se mendie pas sur le terrain, il se mérite par la performance. En ces heures décisives, placer Cédric Bakambu sur le banc ne serait pas un manque de respect, mais un acte de lucidité et de courage. La RD Congo a besoin de griffes et de sang neuf pour espérer créer l’exploit, pas d’un attaquant en manque de confiance, aussi méritant soit-il par ailleurs.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR