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« 20 ans après, la Constitution mérite un examen serein » : Dolly Mwanza et la NOGEC lancent le débat

Lors de sa conférence de presse tenue à Kinshasa, le samedi 20 juin 2026, le président de la Nouvelle Génération pour l’Émergence du Congo (NOGEC) et chef de file de l’Opposition républicaine, Me Dolly Mwanza Wa Mwanza, a défendu la nécessité d’un dialogue national sincère ainsi qu’une réflexion approfondie sur la révision de la Constitution de la RD Congo.

Face aux interrogations des journalistes sur les motivations réelles derrière les discussions relatives au dialogue politique et à une éventuelle réforme constitutionnelle, le leader de l’Opposition républicaine a tenu à clarifier sa position. Pour lui, le débat ne doit ni être réduit à des calculs politiques, ni être perçu comme une simple lutte pour le partage du pouvoir.

Une Constitution à adapter aux défis actuels

Abordant la question de la révision constitutionnelle, Me Dolly Mwanza a estimé que le développement d’un État ne dépend pas exclusivement de sa Constitution. Toutefois, il a souligné que certains mécanismes institutionnels actuellement en vigueur méritent une réévaluation afin de répondre efficacement aux défis auxquels la RDC est confrontée.

Parmi les préoccupations soulevées figurent notamment les modalités d’élection de certains responsables publics, notamment les Sénateurs et les Gouverneurs. Selon lui, le système actuel favorise des pratiques de corruption et d’achat de conscience qui portent atteinte à la crédibilité des institutions et à l’éducation civique des générations futures.

Le président de la NOGEC a également attiré l’attention sur certaines dispositions constitutionnelles qu’il considère comme sensibles en matière de souveraineté nationale et de préservation de l’intégrité territoriale. Il a soutenu que la RDC doit se doter d’instruments juridiques capables de répondre aux réalités actuelles et aux menaces qui pèsent sur le pays.

Pour l’Opposition républicaine, la Constitution en vigueur a été élaborée dans un contexte historique particulier marqué par la guerre et de fortes contraintes politiques. Vingt ans après son adoption, un examen serein et responsable de son contenu pourrait permettre de l’adapter aux nouvelles réalités du pays.

Un dialogue pour les idées, pas pour les postes

Réagissant aux critiques assimilant le dialogue politique à une nouvelle forme de partage du pouvoir, Me Dolly Mwanza a rejeté cette lecture qu’il juge réductrice.

Selon lui, le dialogue souhaité par l’Opposition républicaine doit être un cadre d’échanges intellectuels et patriotiques réunissant les forces politiques, les experts, les scientifiques et les différentes composantes de la nation autour des questions fondamentales qui concernent l’avenir du Congo.

« Le dialogue ne doit pas être une négociation de postes ni un partage de privilèges », a-t-il soutenu en substance, insistant sur la nécessité de privilégier les idées et les solutions plutôt que les intérêts particuliers.

Dans cette perspective, il a plaidé pour un dialogue capable d’harmoniser les points de vue, de renforcer la cohésion nationale et de dégager un consensus sur les grandes réformes à engager pour le développement du pays.

Préserver l’unité et l’intégrité territoriale

Au-delà des questions institutionnelles, Me Dolly Mwanza a replacé le débat dans un contexte plus large marqué par la guerre persistante dans l’Est du pays et les défis liés à la souveraineté nationale.

Pour le chef de file de l’Opposition républicaine, les Congolais doivent saisir l’opportunité d’un dialogue véritable afin de construire une vision commune de l’avenir et de consolider les mécanismes de défense de l’intégrité territoriale de la République.

Cette prise de position traduit la volonté de la NOGEC de promouvoir une approche qu’elle présente comme républicaine et constructive, fondée sur la recherche de solutions durables aux problèmes structurels du pays plutôt que sur les rivalités politiques traditionnelles.

À travers cette conférence de presse, Me Dolly Mwanza a ainsi réaffirmé son attachement à un dialogue inclusif et à une réforme institutionnelle pensée avant tout dans l’intérêt du peuple congolais, avec pour objectif la construction d’un État plus stable, plus juste et davantage capable de répondre aux aspirations de ses citoyens.

Régis NGUDIE/CONGOPROFOND.NET