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DRC Mining Week 2026 : Kobold Metals mise sur l’exploration pour révéler le potentiel minier encore inexploité de la RDC
Présent au panel consacré à l’« Exploration minière : de l’incertitude géologique à la planification stratégique » lors de la DRC Mining Week 2026, Benjamin Katabuka, Directeur Général de Kobold Metals RDC, a partagé la vision de son entreprise sur l’avenir de l’exploration minière en République démocratique du Congo.
Face aux participants réunis au chapiteau du Pullman Lubumbashi Grand Karavia, il a rappelé que l’un des principaux défis de la RDC demeure le manque de données géologiques détaillées sur plusieurs régions du pays. Pourtant, c’est précisément sur la base des données disponibles que Kobold Metals a décidé d’investir dans certaines zones à fort potentiel.
Selon lui, la région de Manono constitue aujourd’hui l’un des exemples les plus prometteurs. Elle abrite notamment le gisement de Roche Dure, considéré comme l’un des plus importants gisements de lithium et d’étain connus au monde. Ces informations géologiques ont convaincu l’entreprise de lancer des programmes de recherche et d’exploration dans cette partie du pays.
« Il existe encore plusieurs dizaines de cibles potentielles dans cette région. C’est pour cette raison que nous poursuivons nos recherches », a expliqué Benjamin Katabuka.
Le responsable de Kobold Metals RDC a également tenu à clarifier une idée souvent répandue dans l’opinion publique : l’exploration minière ne conduit pas automatiquement à une exploitation rapide des ressources découvertes.
Il a rappelé qu’un projet minier est avant tout un investissement de long terme, qui nécessite plusieurs années de recherches, d’analyses et d’études avant d’aboutir à une éventuelle production.
« Beaucoup pensent qu’après quelques mois d’exploration, une mine peut être construite immédiatement. En réalité, il faut souvent plusieurs années avant de confirmer l’existence d’un gisement économiquement exploitable », a-t-il indiqué.
Benjamin Katabuka a précisé que l’exploration peut durer entre deux et quatre ans avant une éventuelle découverte significative. Une fois cette étape franchie, plusieurs autres années sont nécessaires pour réaliser les études de faisabilité, mobiliser les financements, développer les infrastructures et construire les installations minières.
Selon lui, le cycle complet entre les premières recherches et le démarrage de la production peut facilement atteindre une décennie.
Le Directeur Général de Kobold Metals RDC a également mis en avant les nouvelles technologies utilisées par son entreprise pour accélérer les recherches. Grâce à l’intelligence artificielle, à l’analyse avancée des données géologiques et aux techniques modernes d’exploration, l’entreprise espère identifier plus efficacement les ressources minérales enfouies en profondeur.
Pour Kobold Metals, la RDC demeure l’un des territoires les plus prometteurs au monde pour la découverte de nouveaux gisements stratégiques, notamment dans le contexte de la transition énergétique mondiale qui accroît la demande en lithium, cuivre, cobalt et autres minerais critiques.
À travers ses investissements dans l’exploration, l’entreprise entend contribuer à enrichir la connaissance géologique du pays tout en ouvrant la voie à de futurs projets miniers susceptibles de renforcer la position de la RDC sur le marché mondial des minerais stratégiques.
Dorcas Mwavita