Politique
Réforme constitutionnelle en RDC : Blaise Omunyepa salue la position de l’ECC et appelle à l’unité nationale
La fédération Haut-Uele 2 de l’Alliance pour le Changement (A.Ch) a salué la récente prise de position de l’Église du Christ au Congo (ECC) sur le débat relatif à une éventuelle réforme de la Constitution de la République démocratique du Congo. Son président fédéral, Blaise Omunyepa, estime que cette déclaration constitue un appel à la responsabilité des acteurs politiques et sociaux, tout en invitant les différentes composantes nationales à privilégier la cohésion sociale et l’unité du pays.
Dans un entretien accordé ce lundi 8 juin 2026 à Congo Profond.net, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (A.Ch) dans la fédération du Haut-Uele 2, a exprimé sa satisfaction à la suite du message publié par l’Église du Christ au Congo à l’issue de sa 66 e session extraordinaire du Comité exécutif national.
Pour ce cadre du parti de l’opposition, la position de l’ECC traduit la volonté de préserver les fondements démocratiques de la République et de garantir le respect des principes consacrés par la Constitution.
Selon lui, l’intervention de cette importante confession religieuse intervient dans un contexte marqué par des débats de plus en plus soutenus autour de la question de la révision ou du changement de la Constitution. Il estime que la voix de l’ECC contribue à enrichir le débat public tout en rappelant la nécessité de respecter les mécanismes légaux prévus par les textes en vigueur.

« La cohésion nationale doit demeurer au-dessus de toute considération politique. Les acteurs sociaux, religieux et politiques ont la responsabilité de préserver l’unité du peuple congolais », a-t-il soutenu.
Profitant de cette occasion, Blaise Omunyepa a lancé un appel aux Églises de réveil ainsi qu’aux membres de l’Union sacrée de la Nation afin qu’ils privilégient le dialogue, l’écoute mutuelle et la recherche du consensus dans les discussions relatives à l’avenir institutionnel du pays. Pour lui, la stabilité de la RDC dépend de la capacité des différentes forces vives à transcender les clivages pour promouvoir l’intérêt général.
Le président fédéral de l’A.Ch Haut-Uele 2 affirme également observer une adhésion grandissante de la population à la vision politique portée par Jean-Marc Kabund-A-Kabund, président national du parti. Il soutient que de nombreux Congolais se reconnaissent aujourd’hui dans le discours de changement, de bonne gouvernance et de respect de l’État de droit défendu par l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale.
Alors que le débat sur l’avenir de la Constitution continue d’animer la scène politique congolaise, l’Alliance pour le Changement réaffirme son attachement au respect des principes démocratiques et appelle l’ensemble des acteurs nationaux à œuvrer en faveur de la paix, de la cohésion sociale et de la stabilité des institutions de la République.
Junior Kasamba
Actualité
RDC : Le C.I.C. veut une Commission « Vérité » et un dialogue inclusif pour refonder la Nation
Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, politiques et sociaux que traverse la République démocratique du Congo, le Conseil Interreligieux Congolais (C.I.C.) publie son rapport général à mi-parcours sur le plaidoyer en faveur de la création d’une Commission « Vérité, Réconciliation et Cohésion Nationale ». À travers ce document, l’organisation religieuse appelle à un processus inclusif de réconciliation, à un dialogue national permanent et à un débat démocratique apaisé sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles, dans le but de consolider la paix, l’unité et la stabilité du pays.
Ci-dessous l’intégralité du Communiqué
COMMUNIQUE OFFICIEL DU CONSEIL INTERRELIGIEUX CONGOLAIS (C.I.C)
À L’OCCASION DE LA PUBLICATION DU RAPPORT GÉNÉRAL À MI-PARCOURS DU PLAIDOYER NATIONAL POUR LA CRÉATION DE LA COMMISSION VÉRITÉ, RÉCONCILIATION ET COHÉSION NATIONALE ET SUR LES RÉFORMES CONSTITUTIONNELLES ET INSTITUTIONNELLES
Kinshasa, le 06 juin 2026
Le Conseil Interreligieux Congolais (C.I.C), réuni dans le cadre de sa mission de promotion de la paix, de la cohésion nationale et du dialogue permanent entre les filles et fils de la République Démocratique du Congo, rend public ce jour son Rapport Général à Mi-Parcours du Plaidoyer National pour la Création de la Commission Vérité, Réconciliation et Cohésion Nationale (CVRCN) ainsi que sa position relatives aux débats actuels sur la questions des réformes constitutionnelles et institutionnelles.
Après plusieurs mois de consultations menées auprès des institutions de la République, des partis politiques de la majorité comme de l’opposition, des organisations de la société civile, des autorités coutumières, des organisations féminines, des mouvements des jeunes ainsi que des partenaires nationaux et internationaux, le C.I.C constate l’existence d’une volonté largement partagée de voir la Nation congolaise engager un processus historique de justice, vérité, de réconciliation et de cohésion nationale.
Le peuple congolais aspire à la paix durable, à la justice, à la stabilité institutionnelle et à un avenir fondé sur la confiance entre les citoyens et leurs institutions. Les crises politiques récurrentes, les conflits armés persistants dans la partie Est du pays, les fractures communautaires, les défis liés à la gouvernance et les tensions sociales exigent aujourd’hui des réponses courageuses, inclusives et durables.
Le Conseil Interreligieux Congolais estime que le moment est venu pour la République de se doter d’un cadre national capable de favoriser la guérison des mémoires, la reconnaissance des souffrances vécues par les populations, la restauration de la confiance nationale et la consolidation de la cohésion entre toutes les composantes de la Nation.
À cet effet, le C.I.C recommande :
• La création, par voie légale et consensuelle, d’une Commission Vérité, Réconciliation et Cohésion Nationale dotée d’un mandat clair, inclusif et crédible ;
• L’organisation d’un dialogue national permanent sur les questions fondamentales touchant à l’avenir de la République ;
• L’ouverture d’un débat républicain, démocratique, apaisé et inclusif sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles susceptibles de renforcer l’efficacité de l’État, la stabilité des institutions et la participation citoyenne ;
• L’implication active des femmes, des jeunes, des communautés locales, des victimes des conflits et de la diaspora congolaise dans ce processus de refondation nationale ;
• La mise en place de mécanismes permanents de prévention des conflits et de promotion de la cohésion nationale.
Le C.I.C tient à souligner que la question des réformes constitutionnelles ne doit être ni un sujet de division ni un tabou national.
Dans toute démocratie, les institutions et les textes fondamentaux peuvent faire l’objet d’une réflexion collective lorsque l’intérêt supérieur de la Nation l’exige. Toutefois, une telle réflexion doit demeurer conforme aux principes démocratiques, à l’État de droit, à la souveraineté du peuple et à la recherche permanente du consensus national.
Le Conseil Interreligieux Congolais invite Son Excellence Monsieur le Président de la République, le Parlement, le Gouvernement, les institutions d’appui à la démocratie, les forces politiques, les organisations de la société civile ainsi que l’ensemble des citoyens à s’approprier les recommandations contenues dans ce rapport et à contribuer à l’émergence d’un pacte national fondé sur la vérité, la justice, la réconciliation, la cohésion et le développement.
Le C.I.C demeure convaincu que la grandeur de la République Démocratique du Congo repose sur sa capacité à transformer ses crises en opportunités de refondation et à construire, dans l’unité et la diversité, une Nation forte, réconciliée et tournée vers l’avenir.
Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo.
Fait à Kinshasa, le 08 juin 2026
Pour le Conseil Interreligieux Congolais (C.I.C.)
Dr. Archevêque Dodo Israël KAMBA BALANGANAY
Président
