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Culture

RDC : 105 ans après l’arrestation de Papa Simon Kimbangu, le Dr Lohanga Konga associe le devoir de mémoire à la tragédie de Beni

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Alors que la communauté kimbanguiste commémore le 105e anniversaire de l’arrestation de Papa Simon Kimbangu, figure majeure de l’émancipation spirituelle africaine, le Dr Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité, Papa Simon Kimbangu Kiangani, Chef Spirituel et représentant légal d’église kimbanguiste, a exprimé sa profonde consternation face aux massacres qui continuent de frapper la région de Beni, dans l’Est de la République démocratique du Congo, en ce samedi 06 juin 2026.

Dans une déclaration dont une copie est parvenu à la rédaction de Congoprofond en ce jour, empreinte de gravité, il établit un parallèle entre le combat historique de libération porté par Papa Simon Kimbangu et les souffrances persistantes des populations congolaises confrontées à l’insécurité.

Cette prise de position intervient dans un contexte particulièrement symbolique. Le 6 juin demeure une date fondatrice dans l’histoire du kimbanguisme. C’est en effet le 6 juin 1921 que l’administration coloniale entreprit l’opération visant à arrêter Papa Simon Kimbangu à Nkamba Nouvelle Jérusalem ville sainte, après seulement trois mois d’une mission religieuse allait profondément marquer l’histoire spirituelle du Congo et de l’Afrique.

Cet épisode, associé dans la mémoire kimbanguiste à son évasion miraculeuse avant son arrestation définitive, constitue l’un des événements les plus importants du mouvement.

Cent cinq ans plus tard, cette commémoration se déroule dans une atmosphère de deuil national.

À Beni, dans la province du Nord-Kivu, plusieurs civils ont récemment perdu la vie lors d’attaques attribuées à des groupes armés opérant dans la région. Ces violences, qui frappent régulièrement les populations civiles depuis plusieurs années, continuent d’alimenter l’inquiétude des communautés locales ainsi que des acteurs religieux et de la société civile.

Pour le Dr Lohanga Konga, cette coïncidence entre mémoire historique et tragédie contemporaine invite à une réflexion profonde sur le destin de la nation congolaise.

« Comment célébrer le sacrifice et le combat libérateur de Papa Simon Kimbangu lorsque des Congolais continuent de mourir dans des circonstances aussi dramatiques ? », s’interroge-t-il, tout en exprimant sa solidarité avec les familles endeuillées et les communautés touchées.

Au-delà de l’émotion, le message s’inscrit dans une démarche de plaidoyer.

L’intervenant appelle au renforcement de la protection des populations civiles, particulièrement dans les zones affectées par les conflits armés. Il insiste également sur la nécessité d’une mobilisation accrue des institutions nationales, régionales et internationales afin d’apporter des réponses durables à l’insécurité persistante dans l’Est du pays.

L’analyse du Dr Lohanga Konga s’appuie sur une lecture historique de l’héritage kimbanguiste. Selon lui, le message de Papa Simon Kimbangu reposait fondamentalement sur la dignité humaine, la justice, la paix et l’élévation morale des peuples africains. Dans cette perspective, les violences actuelles apparaissent comme une contradiction douloureuse face aux idéaux défendus par celui que de nombreux fidèles considèrent comme le père de la renaissance spirituelle africaine.

L’évocation de Beni, en ce jour de commémoration, dépasse ainsi le simple cadre religieux. Elle renvoie à une interrogation plus large sur la capacité du Congo à transformer son héritage historique en levier de paix et de cohésion nationale. Entre mémoire du passé et défis du présent, le 6 juin 2026 rappelle que l’histoire n’est pas seulement un souvenir à célébrer, mais également une responsabilité à assumer.

Alors que les fidèles kimbanguistes du Congo et de la diaspora rendent hommage à Papa Simon Kimbangu, la ville de Beni demeure au cœur des préoccupations.

Dans les prières comme dans les discours, un même appel résonne : celui d’une paix durable, d’une justice effective et du respect de la vie humaine sur l’ensemble du territoire national.

Barca Horly Fibilulu Mpia

Culture

Lovo et les premières traces de l’humanité : une thèse archéologique portée par le Dr Lohanga Konga

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Le chercheur congolais, l’archéologue Dr Lohanga Konga soutient que le massif de Lovo, dans le Kongo Central, pourrait constituer un témoignage exceptionnel des origines humaines et spirituelles. Une hypothèse qui ambitionne de repositionner le Congo dans les grands récits de l’histoire mondiale.

Dans cet échange avec la colonne culture de la Rédaction de Congoprofond le vendredi 05 juin dernier, ce chercheur africain affirme à toutes les lettres les origines de l’humanité. Thèse que veut porter au toit du monde à travers plusieurs démarches scientifiques pour la connaissance générale et afin extirper l’africain de toutes théories du complexe de l’infériorité et d’autres stigmates qui rongent sa pensée depuis la nuit de temps.

Une nouvelle lecture des origines de l’humanité émerge des recherches menées par le Dr Lohanga Konga. L’archéologue congolais affirme que le massif de Lovo, situé dans Kongo Central, représente bien plus qu’un simple site naturel ou archéologique. Selon lui, cet ensemble géologique constituerait une mémoire ancestrale de l’humanité, susceptible d’éclairer les premiers chapitres de l’histoire humaine bien avant les civilisations traditionnellement considérées comme fondatrices.

À travers plusieurs années de recherches et d’interprétations archéologiques, le scientifique défend l’idée que les formations rocheuses, les grottes et les traces anciennes observées à Lovo témoigneraient d’une présence humaine remontant à une période extrêmement reculée. Cette hypothèse conduit le chercheur à envisager le massif comme un espace de référence dans l’étude des origines de la civilisation.

Une relecture archéologique des origines humaines

Pour le Dr Lohanga Konga, le débat sur les origines de l’humanité mérite d’être réexaminé à partir des données africaines encore insuffisamment explorées. Il considère que le massif de Lovo pourrait offrir des indices majeurs permettant d’enrichir la compréhension scientifique des premiers peuplements humains.

Selon ses analyses, certains alignements naturels, la configuration géologique du site ainsi que plusieurs éléments symboliques présents dans le paysage méritent une investigation approfondie. Le chercheur soutient que ces caractéristiques pourraient révéler une continuité historique et culturelle exceptionnelle.

 

Dans cette perspective, Lovo apparaît comme un patrimoine susceptible d’intéresser non seulement les archéologues, mais également les spécialistes de l’anthropologie, de l’histoire des religions et des civilisations anciennes. Le site est présenté comme un espace où se croisent mémoire géologique, héritage culturel et traditions spirituelles.

Entre patrimoine scientifique et héritage spirituel

L’une des particularités de la démarche du Dr Lohanga Konga réside dans l’articulation qu’il établit entre archéologie et spiritualité. À travers une approche qu’il qualifie d’« archéo-théologie », il estime que certaines traditions spirituelles africaines, notamment celles liées au kimbanguisme, pourraient être relues à la lumière du patrimoine ancien de Lovo.

Le chercheur voit dans ce massif un lieu symbolique dont l’importance dépasse les frontières du Congo. Selon lui, la préservation et l’étude de ce patrimoine constituent un enjeu majeur pour les générations futures et pour la valorisation de l’histoire africaine dans le récit universel de l’humanité.

Cette thèse suscite naturellement des débats au sein des milieux académiques. Comme toute proposition scientifique portant sur les origines humaines, elle appelle à des investigations complémentaires, à des analyses multidisciplinaires et à une validation par la communauté scientifique internationale.

Quoi qu’il en soit, les travaux du Dr Lohanga Konga ont déjà le mérite de replacer le massif de Lovo au centre des réflexions sur le patrimoine archéologique congolais. Ils contribuent également à raviver l’intérêt pour un site dont le potentiel historique, culturel et scientifique demeure encore largement à explorer.

À travers cette démarche, le chercheur lance un appel à la mobilisation des institutions publiques, des universités et des organismes internationaux afin d’encourager de nouvelles campagnes de recherche et de conservation. Pour lui, comprendre Lovo, c’est aussi approfondir la connaissance des racines les plus anciennes de l’humanité.

Barca Horly Fibilulu Mpia

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