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« La RDC peut devenir un pays émergent d’ici 2040 » : Tony Bolamba lance l’ACER et dévoile son ambitieux projet de société
Réuni ce samedi 30 mai au ShowBuzz, dans la commune de Ngaliema, devant une marée de militants arborant les couleurs de l’Alliance Citoyenne pour l’Espérance de la République (ACER), son président national, Tony Bolamba, a officiellement lancé les activités de sa formation politique. À cette occasion, il a présenté les grandes lignes d’un projet de société qu’il veut porteur d’espoir pour la République démocratique du Congo, avec un objectif affiché : faire de la RDC un pays émergent à l’horizon 2040.

Un plaidoyer pour une transformation profonde de l’économie congolaise
Développant le deuxième axe de son programme politique consacré au développement et à la croissance économique, Tony Bolamba a dressé un constat critique du modèle économique actuel, qu’il juge insuffisant pour assurer un véritable décollage du pays.
Selon lui, la RDC doit impérativement rompre avec une économie largement dépendante de l’exportation des matières premières brutes et de l’importation massive des produits manufacturés.
« Le parti ACER travaillera à sortir la RDC des réformes faibles dans lesquelles elle végète depuis plusieurs années et qui se traduisent notamment par la production et l’exploitation massives des matières premières brutes ainsi que par l’importation et la consommation de produits manufacturés de toutes sortes », a-t-il déclaré sous les applaudissements de ses partisans.
L’ambition d’un Congo émergent en 2040
Pour le leader de l’ACER, l’émergence de la RDC n’est pas une utopie mais un objectif réalisable à condition de mettre en place des politiques publiques cohérentes et adaptées aux réalités nationales.
Tony Bolamba a ainsi défendu la vision d’un Congo plus compétitif et plus influent, capable de s’appuyer sur ses immenses ressources naturelles et humaines pour bâtir une économie forte et diversifiée.
« Le parti ACER travaillera à faire de la RDC un pays émergent d’ici 2040. C’est possible. Nous voulons un Congo pertinent dans ses politiques économiques, environnementales, agricoles, énergétiques, industrielles, militaires et diplomatiques, capable de créer des emplois et de répondre aux attentes de sa population », a-t-il soutenu.
Justice sociale, mérite et solidarité au cœur du projet
Abordant le troisième axe de son programme, consacré à la solidarité nationale et à l’amélioration des conditions de vie des Congolais, le président de l’ACER a insisté sur la nécessité d’un partage plus équitable des richesses produites par le pays.
Pour Tony Bolamba, la croissance économique ne peut être considérée comme une réussite que si elle bénéficie à l’ensemble de la population. Il a ainsi promis de promouvoir la culture du mérite, de renforcer les mécanismes de solidarité nationale et d’approfondir la politique de décentralisation afin de rapprocher davantage le développement des communautés locales.
Une entrée remarquée sur la scène politique
Cette sortie officielle marque une étape importante pour l’Alliance Citoyenne pour l’Espérance de la République. À travers ce lancement, Tony Bolamba entend positionner l’ACER comme une nouvelle force politique porteuse d’une vision de transformation économique, institutionnelle et sociale, avec l’ambition de contribuer à l’émergence de la RDC dans les quinze prochaines années.
Exaucé Kaya
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Lutte contre le blanchiment d’argent : La RDC mise sur la régulation des jeux pour sortir de la liste grise du GAFI
Face aux défis liés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme, le gouvernement congolais accélère la réforme du secteur des jeux d’argent. Lors d’une réunion tenue au Centre financier de Kinshasa, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a présenté aux opérateurs les nouvelles orientations destinées à renforcer la transparence financière et la crédibilité internationale de la RD Congo.

Un enjeu stratégique pour l’image du pays
La RDC figure actuellement sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), une situation qui constitue un frein à l’attractivité des investissements étrangers et complique les relations avec certaines institutions financières internationales.
Pour le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, la réforme du secteur constitue une priorité nationale.
Selon lui, une meilleure régulation des activités de jeux permettra de renforcer le contrôle des flux financiers, de prévenir les circuits illégaux et d’améliorer l’image du pays auprès des partenaires internationaux.
Le ministère des Finances en première ligne
Cette réforme est portée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, qui multiplie les initiatives visant à renforcer les mécanismes de conformité financière et à rapprocher la RDC des standards internationaux de gouvernance.
Au cours de la rencontre, Didier Bobwa Wese, chargé du système d’information et du monitoring des opérations des jeux au ministère des Finances, a souligné que l’absence d’un encadrement rigoureux expose le pays à d’importants risques sociaux et économiques.
Il a appelé les opérateurs à accompagner activement la transformation du secteur afin de construire un environnement plus transparent, plus compétitif et mieux sécurisé.
Une surveillance numérique renforcée
Au cœur de la réforme figure la création d’une plateforme de régulation centralisée permettant aux autorités de suivre les opérations financières des opérateurs en temps réel.
Cette innovation vise à détecter plus efficacement les anomalies, renforcer les mécanismes de contrôle et garantir une meilleure traçabilité des transactions.
Les opérateurs ont exprimé leur adhésion aux objectifs poursuivis par les autorités.
Les prochaines étapes porteront notamment sur des sessions techniques destinées à finaliser leur intégration au nouveau système de régulation.
Pour les autorités congolaises, cette collaboration est indispensable afin de bâtir un secteur des jeux d’argent conforme aux exigences internationales, capable de protéger les joueurs, de sécuriser les recettes publiques et de contribuer à l’amélioration de la réputation financière de la RDC sur la scène mondiale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
