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Samedi 30 mai à Kinshasa : Naissance littéraire de Chloé-Marie Kitenge avec « Éclosion »

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La scène littéraire congolaise s’apprête à accueillir une nouvelle voix prometteuse. Ce samedi 30 mai, la jeune écolière et auteure congolaise Chloé-Marie Kitenge procédera au vernissage et au baptême littéraire de Éclosion, sa toute première œuvre, à la salle polyvalente du ministère de la Culture, Arts et Patrimoine, à Kinshasa.

L’annonce a été faite par la Clinique Littéraire de Kinshasa à travers un communiqué relayé dans plusieurs médias culturels de la capitale congolaise, dont une copie est parvenue à la colonne Culture de la rédaction de Congoprofond ce mercredi.

Publié en 2026 aux Éditions Mesdames, Éclosion se présente comme une nouvelle à la croisée du réalisme et de la fiction. L’ouvrage aborde, avec sensibilité et maturité, les thèmes de la transformation intérieure, de la transcendance et du regard renouvelé sur la vie.

À travers une écriture déjà annoncée comme poétique et introspective, la jeune auteure propose une réflexion singulière sur l’existence et les métamorphoses humaines.

Derrière cette apparition littéraire précoce se dessine également une filiation artistique assumée. Fille du poète et écrivain congolais Pat le Gouru, Chloé-Marie Kitenge semble avoir hérité très tôt du goût des lettres et de la création.

Certains critiques évoquent déjà une transmission générationnelle de la plume, à l’image des grandes dynasties littéraires ayant marqué l’histoire universelle.

La jeune écrivaine n’en est toutefois pas à son premier exploit. En 2022, alors âgée de seulement 12 ans, elle remportait le Prix littéraire Zamenga dans la catégorie scolaire, une distinction qui révélait déjà un talent précoce ainsi qu’une remarquable maîtrise de l’expression écrite.

Élève au Complexe Cardinal Malula, Chloé-Marie Kitenge s’inscrit désormais parmi les jeunes figures émergentes de la littérature congolaise contemporaine. Son entrée officielle dans l’univers éditorial pourrait marquer le début d’un parcours particulièrement prometteur pour cette nouvelle plume de la génération montante.

Le choix du titre Éclosion apparaît d’ailleurs comme un symbole fort : celui d’une naissance littéraire, mais aussi de l’affirmation progressive d’une conscience artistique jeune, audacieuse et inspirée.

À travers cette publication, la littérature congolaise confirme une fois de plus sa capacité à se renouveler, en laissant émerger des voix juvéniles capables de conjuguer héritage culturel, imagination et modernité.

Barca Horly Fibilulu Mpia

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Zaïko Langa Langa : L’héritage éternel de Mbuta Matima dans les nuits de Kinshasa

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Le 26 mai 1996 disparaissait à Liège l’un des artisans les plus discrets mais les plus importants de l’histoire de Zaïko Langa Langa : Zéphyrin Matima Mpioso. 30 ans après son décès, de nombreux mélomanes continuent de s’interroger : pourquoi parle-t-on si peu de celui qui a pourtant tant contribué à la réussite et à la rigueur musicale du mythique orchestre kinois ?

Connu affectueusement sous le nom de « Ya Matim’s », Mbuta Matima était un véritable enfant de Matonge, anciennement Renkin, sur l’avenue Inzia. Guitariste talentueux, musicien méthodique et homme de l’ombre respecté, il incarnait le professionnalisme au sein du groupe.

Avant de rejoindre Zaïko Langa Langa en 1969, il avait débuté chez Stukas Boys aux côtés de Lita Bembo. D’abord influencé par les reprises pop occidentales, il évoluera progressivement vers la rumba et le sebene, devenant au fil des années l’un des piliers techniques du son Zaïko.

Un directeur artistique rigoureux et respecté

Souvent présenté comme soliste secondaire, Mbuta Matima était bien plus qu’un simple guitariste. Il occupait un rôle central dans l’organisation musicale du groupe : directeur artistique, arrangeur, coordinateur et auteur-compositeur.

Les habitués des concerts du mythique Kimpwanza Bar se souviennent encore des balances minutieuses qu’il dirigeait avant chaque prestation. Rigoureux et exigeant, il veillait à la qualité sonore et à la cohésion musicale de l’orchestre.

Plusieurs chansons portent son empreinte artistique, notamment :

« Toli Kolumpe »

« Kin Kiesse »

« Solomo »

« Nandimi te Nakotika te »

« Kazo »

« Masela »

« Kabobo »

« Mena »

« Reviens Hyppau »

À travers ces œuvres, Mbuta Matima a participé à construire l’identité musicale moderne de Zaïko, devenue une référence majeure de la rumba congolaise.

« A nge Matima, a Mbuta Matima, kolele ! » : cette phrase résonne encore comme un hommage à un homme dont le nom mérite d’être gravé parmi les grands bâtisseurs de la légende Zaïko.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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