Santé
Ebola Bundibugyo : L’ACECO s’approprie des barrières mesures pour prévenir cette épidémie à Butembo
L’association des chauffeurs au Congo (ACECO), s’approprie les mesures barrières pour lutter contre la maladie à virus Ebola à Butembo, au Nord-Ku. Son secrétariat administratif, Kahindo Lukogho Élvis, l’a indiqué ce lundi 25 mai 2026, au cours des échanges avec l’autorité urbaine représentée par le chef de division urbaine à la mairie de Butembo, Bwabale Mughanirya Gilbert. « La sensibilisation des membres et des passagers est en cours pour se prévenir de cette maladie », a-t-il fait savoir.
« Nous venons d’échanger avec l’autorité urbaine et nous venons de lui confirmer que nous sommes en sensibilisation de nos membres par rapport à l’épidémie d’Ebola qui sévit déjà dans notre milieu.Alors sensibilisons nos membres sur le respect des mesures barrières pour se protéger », a-t-il déclaré.
Pour ce haut cadre de l’ACECO, les chauffeurs font partie des couches de la population les plus exposées comme ils sont en contact permanent avec plusieurs personnes et sont à haut risque.D’où il faut se protéger contre ce virus de la souche Bundibugyo pour couper la chaîne de contamination.
« Nous avons dit que que nous sommes à haut risque par rapport à cette épidémie parce que nous sommes en contact avec plusieurs personnes.Voilà pourquoi nous devons pas négliger les mesures barrières et nous sommes les premiers à le faire respecter dans nos différentes activités pour nous protéger, protéger celui qui est à nos côtés et même nos enfants », a promis M. Kahindo Lukogho.
Cette Appropriation des mesures barrières de l’ACECO arrive après celle du Réseau des taximen au Congo (RETAC), qui a même déjà recommandé à ses membres de limiter le nombre des passagers à moto taxi à seulement une personne.
Dalmond Ndungo
Actualité
Butembo : Me Sekera Kasereka relance le combat pour la salubrité et la dignité des balayeurs
Face à la problématique grandissante de l’insalubrité dans la ville de Butembo et aux conditions jugées précaires des balayeurs urbains, Me Sekera Kasereka Kivasuvwamo a lancé, ce dimanche 24 mai 2026, une pétition collective en faveur des agents de l’assainissement. L’initiative a été dévoilée lors d’une conférence-débat organisée au Centre d’accueil Joli Rêve, en présence de plusieurs intellectuels ainsi que des balayeurs de la ville.

Au cours de cette rencontre, le coordonnateur de la Dynamique Sekera a dressé un tableau alarmant de la gestion des immondices à Butembo, qu’il considère comme une menace sérieuse pour la santé publique, particulièrement dans un contexte marqué par la résurgence d’Ebola. Il a également plaidé pour une prise en charge responsable des membres de la brigade d’assainissement urbain, souvent contraints de travailler sans équipements adéquats.
Avocat au barreau du Nord-Kivu, Me Sekera affirme avoir déjà multiplié les démarches auprès des autorités urbaines, notamment à travers des correspondances, des mémorandums et deux précédentes pétitions restées sans suite. Selon lui, les balayeurs n’ont jamais obtenu l’audience sollicitée auprès du maire de ville afin d’exposer directement leurs revendications. « Aujourd’hui, une nouvelle pétition collective vient d’être signée par les balayeurs ainsi que par plusieurs habitants de Butembo », a-t-il expliqué, dénonçant l’absence de réponse aux recommandations formulées depuis plusieurs mois.
Dans cette nouvelle pétition, dont une copie est réservée au gouverneur du Nord-Kivu, plusieurs recommandations urgentes sont formulées. Les signataires réclament notamment la dotation immédiate des balayeurs en matériels de travail tels que gants, salopettes, cache-nez, bottes et brouettes. Ils demandent également que l’intégralité des recettes issues de la taxe “ville propre” soit affectée exclusivement au service d’assainissement, avec une répartition de 50 % pour la rémunération des balayeurs et 50 % pour l’achat des équipements et autres besoins du service.
Les pétitionnaires exigent par ailleurs la suppression des cautions imposées aux balayeurs, l’augmentation progressive de leur prime mensuelle au-delà de 20 dollars américains pour tendre vers le SMIG fixé par le gouvernement congolais, ainsi que le paiement régulier de cette rémunération. Ils souhaitent aussi voir la mairie doter la ville de dispositifs-poubelles, d’engins roulants suffisants pour l’évacuation des déchets et de dépotoirs officiels afin d’éviter les déversements anarchiques d’immondices.
Malgré l’échec des précédentes démarches, Me Sekera Kasereka Kivasuvwamo assure qu’il ne compte pas abandonner ce combat. Il promet de faire parvenir cette pétition aux autorités provinciales et nationales afin d’obtenir des solutions durables au problème de salubrité qui gangrène Butembo. Il a enfin appelé la population à s’approprier cette lutte citoyenne qu’il considère comme une question d’intérêt général.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
