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Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda et l’ASMECO plaident pour une refondation institutionnelle
Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine.
À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions
Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.
L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.
Un mandat présidentiel plus long
Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.
La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.
Les fonctions de souveraineté et la question identitaire
Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.
Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.
Vers un Parlement monocaméral ?
Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.
Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.
Une vision portée par l’ASMECO
À travers l’Association des Métis au Congo (ASMECO), Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. La structure affirme également promouvoir des projets de développement communautaire et l’autofinancement pour soutenir ses actions sociales.
Ces nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de cette organisation citoyenne qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Violences au stade Tata Raphaël : La Linafoot frappe fort contre V.Club, lourdement sanctionné
La Ligue nationale de football (Linafoot) a officiellement rendu son verdict après les violents incidents survenus lors de la rencontre entre AS Vita Club et FC Les Aigles du Congo, disputée au stade Tata Raphaël dans le cadre de la 6e journée des play-offs du championnat national.
Jugée principale responsable des débordements, l’AS V.Club écope de lourdes sanctions décidées par la commission disciplinaire. Le club kinois perd le match par forfait sur le score de 0-3 au profit des Aigles du Congo.
En plus de cette défaite administrative, les Dauphins Noirs devront verser une amende de 25.000 dollars américains avant leur prochaine sortie. La Linafoot a également ordonné la confiscation de l’ensemble des recettes générées par la billetterie de cette rencontre.
Autre décision majeure : tous les matchs à domicile de V.Club se joueront désormais à huis clos jusqu’à la fin des play-offs. Cette mesure intervient après les scènes de violence, les troubles dans les tribunes ainsi que les incidents enregistrés autour de l’aire de jeu.
Bien que déclaré vainqueur sur tapis vert, le FC Les Aigles du Congo n’échappe pas aux sanctions. Le club devra payer une amende de 5.000 dollars pour le comportement de certains supporters impliqués dans des jets de projectiles et l’envahissement du terrain.
Par ailleurs, les joueurs Atipo Charles et Molingo Likaka ont reçu un avertissement officiel pour attitude antisportive.
À travers cette série de sanctions, la Linafoot entend envoyer un message ferme contre les violences dans les stades congolais, alors que la phase décisive des play-offs se poursuit dans un climat de forte tension sportive.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
