Société
Évasion spectaculaire à la prison centrale d’Isiro : 17 détenus en fuite, un mort et un blessé
La prison centrale d’Amiza, située à Isiro dans la province du Haut-Uele, a été le théâtre d’une évasion spectaculaire de détenus l’avant-midi de ce mercredi 20 mai 2026. Selon Maître Clovis Mihidie, coordinateur provincial de la Société Civile de la Solidarité du Congo (SCSC), 17 détenus se sont évadés de cette maison carcérale dans des circonstances encore à élucider.
Le bilan provisoire fait également état d’un mort et d’un blessé au cours de cet incident qui relance le débat sur les conditions sécuritaires et humanitaires au sein de cette prison de la ville d’Isiro.
S’exprimant à CongoProfond.net, Maître Clovis Mihidie a révélé que les détenus restés dans les installations pénitentiaires sont répartis comme suit : 171 prisonniers au parquet civil et 56 autres au parquet militaire.
Face à cette situation, il déplore l’inefficacité de l’actuelle prison centrale d’Amiza, qu’il juge inadaptée pour assurer une détention sécurisée des prisonniers. Il appelle ainsi le gouverneur de province, Jean Bakomito Gambu, à prendre des mesures urgentes afin de désengorger la prison.
Parmi les solutions proposées, le responsable de la SCSC recommande le transfert régulier de certains détenus vers Kisangani, ainsi que la construction d’une prison centrale moderne et sécurisée, capable de répondre aux exigences actuelles en matière de sécurité carcérale.
Maître Mihidie encourage également les services de sécurité et de justice, notamment la Police nationale congolaise et l’Agence nationale de renseignements (ANR), à intensifier les recherches afin de retrouver les évadés encore en cavale.
Cette nouvelle évasion remet une fois de plus en lumière le problème de surpopulation carcérale et les défis sécuritaires auxquels font face plusieurs prisons de la République démocratique du Congo.
Junior kasamba/Congoprofond.net
Société
Butembo-Beni : le diocèse suspend l’échange des mains à la messe pour prévenir Ebola
Le diocèse de Butembo-Beni, au Nord-Kivu, suspend l’échange des mains avant l’Agnus Dei lors des célébrations eucharistiques, dans le but de lutter contre Ebola.Cela est contenu dans communiqué pastorale de l’évêque du diocèse de Butembo-Beni du 20 mai 2026.
« Par ailleurs l’échange des mains, que nous nous donnons mutuellement comme signe de paix avant l’Agnus Dei, est de nouveau suspendu », a écrit Mgr Sikuli Paluku Melchisédech, évêque du diocèse de Butembo-Beni.
L’ordinaire du lieu mobilise tous les chrétiens de son diocèse à observer scrupuleusement les les gestes barrières selon les instructions des autorités sanitaires bien que cette souche Bundibugyo n’a pas ni vaccin ni traitement spécifique.Ils les a appelé à cette occasion à ne pas paniquer mais en restant prudents et vigilants.
C’est ainsi, qu’il demande la réinstallation des lavabos ou des points d’eau aux différentes portes d’entrée des églises, sanctuaires chapelles était autres lieux de réunions ou de services liturgiques et qu’on y place de manière stable des agents, tels que les « Walinda Ibadan », pour éviter que l’on vienne manquer à l’hygiène par le fait de plusieurs mains au même robinet ou récipient.
Le pasteur de Butembo-Beni conseille également l’utilisation de l’eau de javel ou du chlore et le port correct du masque ou cache-nez avant d’encourager selon les moyens, à se procurer les désinfectants portables.
Pendant ce temps, en ville de Butembo, il s’observe une flambée des prix des épis et d’autres matériels pour se protéger contre Ebola. C’est par exemple le carton de cache-nez qui se négociait à 2,5 dollars, aujourd’hui il coûte 5 dollars américains dans des officines pharmaceutiques sans parler de gel hydroalcoolique ou désinfectant.
Dalmond Ndungo
