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Sécurité

Journée de la révolution à Butembo : Moïse Kikondo salue l’engagement des FARDC dans le contexte sécuritaire actuel du pays

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À l’occasion de la Journée de la révolution et du soldat congolais, célébrée cette année le lundi 18 mai, Me Moïse Kakule Kikondo, doctorant et chercheur en droit, a rendu un vibrant hommage aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Il s’est exprimé au cours d’une émission radiodiffusée à Butembo, dans laquelle il a également abordé les questions liées à la révision de la Constitution, ainsi qu’au mandat et à la mission du président de la République.

Profitant de cette tribune, Me Moïse Kikondo a salué le courage et l’engagement des militaires congolais qui servent le pays dans un contexte sécuritaire difficile. « Aujourd’hui, je suis en train de rendre hommage à tous nos vaillants militaires, à tous les membres de nos forces armées qui commémorent cette journée. Je leur rends honneur, car ils sont au service de la Nation », a-t-il déclaré.

Pour ce chercheur en droit, intégrer l’armée congolaise malgré les conditions difficiles auxquelles les militaires sont confrontés constitue une preuve de patriotisme et de sacrifice pour la défense de la nation. Il estime néanmoins que des réformes profondes doivent être engagées afin d’améliorer les conditions de vie et de travail des soldats congolais.

« Quelqu’un qui accepte d’entrer dans les Forces armées de la République démocratique du Congo, avec tout ce que vous savez des situations que ces éléments subissent, des conditions et autres, il faut se dire qu’avant tout, c’est un patriotisme très élevé. Ce qu’il faut faire, c’est écouter ceux qui ont la décision finale pour réformer et réorganiser cette armée afin de la hisser sur l’échiquier international des grandes forces armées », a-t-il ajouté.

La Journée du 17 mai, renvoyée exceptionnellement au 18 mai cette année, est dédiée à l’honneur du « Soldat congolais ». Cette date fait référence à la prise de Kinshasa le 17 mai 1997 par les militaires de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), dirigée par le défunt président Laurent-Désiré Kabila, surnommé à l’époque « le soldat du peuple ».

Dalmond Ndungo

Sécurité

Nord-Kivu : Beni paralysée par une mobilisation contre l’état de siège

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La ville de Beni, au Nord-Kivu, a tourné au ralenti ce jeudi 14 mai 2026 à la suite d’une opération « ville morte » initiée par des mouvements citoyens et groupes de pression. À travers cette mobilisation, les habitants entendaient dénoncer l’aggravation de l’insécurité qui continue de frapper la région.

Durant toute la journée, la plupart des activités sont restées paralysées. Les commerces, marchés, boutiques ainsi que plusieurs établissements scolaires n’ont pas ouvert leurs portes. Le transport en commun a également été perturbé, laissant plusieurs artères de la ville presque désertes.

Pour les organisateurs, cette action citoyenne visait à pousser les autorités à agir face aux violences répétitives qui touchent aussi bien la ville de Beni que les territoires voisins.

L’un des initiateurs de cette protestation, Clovis Mutsuva, a dénoncé ce qu’il considère comme une situation dramatique pour les habitants de la région.

« Si les bandits inquiètent la ville, les ADF massacrent dans le territoire, mais aucune mesure n’est prise. Les civils sont tués et nos économies sont paralysées », a déclaré le militant.

Les organisateurs ont également renouvelé leur demande de suppression de l’état de siège instauré au Nord-Kivu et en Ituri, estimant que cette mesure n’a pas apporté les résultats attendus sur le plan sécuritaire.

« L’état de siège est très inefficace. Nous exigeons sa levée. Les autorités militaires sont devenues très défaillantes et ont vraiment démontré leurs limites. Le gouverneur et son comité doivent partir, ils font preuve d’incompétence », a martelé Clovis Mutsuva.

Afin d’éviter d’éventuels débordements, les forces de sécurité ont été visibles dans plusieurs endroits stratégiques de la ville. Le commissaire provincial de la police ainsi que le maire de Beni ont personnellement suivi le déploiement des éléments chargés du maintien de l’ordre.

D’après plusieurs sources locales, des jeunes ont été interpellés au cours de cette journée de protestation. Ils sont accusés notamment de trouble à l’ordre public et d’incitation à la désobéissance civile.

A travers cette mobilisation, une partie de la population de Beni exprime une nouvelle fois son mécontentement face à la persistance des violences et réclame des mesures concrètes pour assurer la sécurité des civils.

Franck Kaky

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