Diplomatie
RDC–Nations Unies : plus de 31 000 emplois créés grâce au Cadre de coopération 2025-2029
Le Gouvernement de la République démocratique du Congo et le Système des Nations Unies ont tenu, ce jeudi 14 mai 2026 à Kinshasa, le Comité de pilotage conjoint de la Revue annuelle 2025 du Cadre de Coopération des Nations Unies pour le Développement Durable (CCDD) 2025-2029.
Cette rencontre stratégique, co-présidée par le ministre d’État en charge du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo, la vice-ministre des Affaires étrangères ainsi que Bruno Lemarquis, a réuni des représentants des institutions publiques, des agences onusiennes, des partenaires techniques et financiers, de la société civile, du secteur privé et du monde académique.
Les Nations Unies réaffirment leur engagement en RDC
Prenant la parole, Bruno Lemarquis a réaffirmé l’engagement des Nations Unies à accompagner la RDC dans la lutte contre les causes profondes des crises auxquelles le pays fait face.
Le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies a insisté sur la nécessité de renforcer les politiques publiques transformationnelles, tout en misant sur des interventions à fort impact capables d’accélérer le développement durable du pays.
Il a également plaidé pour un leadership national fort afin d’améliorer la coordination et la complémentarité des interventions des différents partenaires.
Plus de 31 000 emplois créés en 2025
Le Comité de pilotage a permis d’évaluer les résultats enregistrés au cours de l’année 2025, première année de mise en œuvre du nouveau Cadre de Coopération 2025-2029 aligné sur les priorités nationales et les Objectifs de Développement Durable (ODD).
Parmi les résultats présentés figurent notamment :
- l’adoption de plus de 30 lois dans plusieurs secteurs stratégiques ;
- la création de 31 414 emplois ;
- l’amélioration de l’accès au financement pour plus de 110 000 personnes ;
- la prise en charge multisectorielle de 201 000 survivants et survivantes de violences basées sur le genre ;
- des avancées dans la lutte contre le changement climatique et la gouvernance environnementale.
Des défis sécuritaires et financiers persistants
Les participants ont toutefois relevé plusieurs défis majeurs qui freinent la mise en œuvre des interventions, notamment le contexte sécuritaire dans certaines provinces, le sous-financement des programmes ainsi que les difficultés d’accès humanitaire dans plusieurs zones du pays.
Face à ces contraintes, les partenaires ont réaffirmé leur volonté de renforcer la coordination des actions, la mobilisation des ressources ainsi que la convergence des interventions dans une approche intégrée Humanitaire–Développement–Paix.
Un besoin de financement de 747 millions USD pour 2026
Pour l’année 2026, le Système des Nations Unies prévoit la mise en œuvre de 82 interventions prioritaires nécessitant un budget global estimé à 1,2 milliard de dollars américains.
À ce jour, seulement 47 % des ressources nécessaires ont été mobilisées, laissant un déficit de financement évalué à 747 millions USD.
Les discussions ont également porté sur plusieurs priorités stratégiques, notamment :
- le renforcement des structures de santé ;
- le développement des mécanismes de protection sociale ;
- la création d’emplois et le développement local ;
- l’amélioration de la coordination des interventions ;
- ainsi que la mobilisation de nouveaux mécanismes innovants de financement.
Guylain Nyembo appelle à soutenir les 145 territoires
Clôturant les travaux, le ministre d’État Guylain Nyembo a salué l’engagement des Nations Unies et des partenaires dans l’accompagnement des priorités nationales de développement.
Il a plaidé pour une mobilisation accrue des investissements afin de soutenir le développement des provinces et des 145 territoires de la RDC, tout en accompagnant le processus du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2).
Le Gouvernement congolais et le Système des Nations Unies ont enfin réaffirmé leur volonté commune de poursuivre la mise en œuvre du Cadre de Coopération 2025-2029 afin d’accélérer les progrès vers un développement inclusif, durable et résilient au bénéfice des populations congolaises.
Dorcas Mwavita
À la Une
Fin de mission pour la Britannique Alyson King : Kinshasa salue 3 années de diplomatie active
L’Ambassade britannique à Kinshasa a organisé, le 16 avril 2026, une réception de haut niveau pour marquer la fin du mandat de 3 ans de l’ambassadrice Alyson King. Cet événement a été l’occasion de célébrer non seulement son action diplomatique, mais aussi la solidité des relations entre la République démocratique du Congo et le Royaume-Uni.
Plusieurs personnalités de premier plan ont pris part à cette cérémonie, parmi lesquelles des membres du gouvernement congolais, des diplomates, des opérateurs économiques et des représentants d’organisations internationales.

Une coopération bilatérale en plein essor
Dans son discours, l’ambassadrice sortante a salué les avancées enregistrées durant son mandat, mettant en avant un partenariat « en pleine croissance ». Cette dynamique s’est traduite par des visites de haut niveau, dont celles du ministre britannique des Affaires étrangères et du ministre chargé de l’Afrique, ainsi que par deux déplacements de la Duchesse d’Édimbourg en RDC. Ces échanges soutenus illustrent l’importance stratégique accordée par Londres à Kinshasa.
Des actions concrètes dans plusieurs secteurs clés

Au cours des 3 dernières années, la coopération entre les deux pays s’est renforcée dans des domaines essentiels.
Sur le plan humanitaire, l’aide britannique a permis de soutenir plus de 2,8 millions de personnes affectées par la crise dans l’est du pays, avec un accent particulier sur l’accompagnement des survivants de violences sexuelles.
Sur le plan économique, la création de la Chambre de commerce britannique en RDC vise à stimuler les investissements et les échanges, notamment à travers des financements dans les secteurs de l’énergie et des PME. Parallèlement, des initiatives environnementales ont été mises en œuvre pour préserver la forêt du bassin du Congo, notamment à travers le projet de Yangambi et le soutien à la recherche scientifique.
Une transition tournée vers l’avenir

En reconnaissance de son engagement, Alyson King a reçu deux distinctions honorifiques du Club Diplomatica, saluant son apport à la diplomatie et à la promotion des droits des femmes. Alors que la RDC renforce son rôle sur la scène internationale, notamment au Conseil de sécurité des Nations unies, le Royaume-Uni entend poursuivre cette collaboration stratégique. L’arrivée prochaine de la nouvelle ambassadrice, Zoe Ware, s’inscrit dans cette volonté de continuité et de consolidation des acquis diplomatiques entre les deux pays.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
