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RDC : l’ACB de Guy Mafuta enregistre de nouvelles adhésions et soutient les sanctions américaines contre Joseph Kabila
L’Alliance des Congolais Bâtisseurs, parti cher à Guy Mafuta, a organisé samedi 9 mai à Kinshasa une randonnée politique réunissant ses différentes structures, notamment la coordination juridique, la Ligue des Femmes, la Ligue des Jeunes ainsi que le secrétariat général.
À l’issue de cette activité, le parti a annoncé l’adhésion de nombreux nouveaux membres, une mobilisation que ses responsables présentent comme un signe de l’élargissement de sa base politique.
Intervenant au nom du parti, le coordonnateur de la Ligue des Jeunes, Socrate Ibutshi Musongo, a expliqué que cette rencontre visait à renforcer les structures internes de l’ACB et à préparer les prochaines échéances politiques et organisationnelles du parti.
« C’est une randonnée politique qui a consisté à dynamiser les structures du parti, définir des stratégies claires pour la suite de l’année et préparer les cinq ans de l’ACB qui seront célébrés en décembre prochain », a-t-il déclaré.
Selon lui, les festivités du cinquième anniversaire du parti devraient marquer « une phase de maturité » de l’ACB, avec une organisation annoncée comme plus structurée et stratégique.
Sur le plan politique, l’ACB a également affiché son soutien aux sanctions prises par les États-Unis contre l’ancien président Joseph Kabila. Le parti, membre de l’Union sacrée de la nation, affirme s’aligner sur la position des institutions de la République.
« Nous soutenons la vision du président de la République et les institutions du pays. Ces sanctions ont été prises dans l’intérêt de la nation », a soutenu Socrate Ibutshi Musongo.
L’ACB a par ailleurs appelé les Congolais à rejoindre ses rangs afin de participer à « une politique constructive » en faveur des institutions et du développement du pays.
Clementus Lusamba Lua Mbombo/ Congoprofond.net
À la Une
Est de la RDC : Human Rights Watch accuse le M23 et l’armée rwandaise de graves exactions à Uvira
L’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch accuse les rebelles du M23 et des soldats rwandais d’avoir commis de graves violations contre des civils lors de l’occupation de la ville d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans un rapport publié ce jeudi 14 mai, l’ONG évoque notamment des exécutions sommaires, des viols, des disparitions forcées et des enlèvements survenus entre décembre 2025 et janvier 2026.

Des témoignages accablants recueillis sur le terrain
Selon Human Rights Watch, les enquêteurs ont rencontré plus d’une centaine de témoins, survivants et responsables locaux afin de documenter les violences commises après la prise d’Uvira par les combattants de l’AFC/M23 soutenus, selon l’organisation, par des éléments de l’armée rwandaise. L’ONG affirme que plusieurs civils non armés, dont des femmes et des mineurs, auraient été ciblés alors même que les forces gouvernementales congolaises avaient déjà quitté la ville.
Parmi les récits recueillis figure celui d’un père ayant perdu quatre de ses fils, exécutés dans leur maison par des hommes armés accusant les victimes d’être proches des groupes d’autodéfense wazalendo. D’autres témoignages font état de violences sexuelles commises contre des femmes parties chercher de la nourriture dans les zones agricoles autour de la ville.
Human Rights Watch parle de possibles crimes de guerre
Pour l’organisation, la nature des actes documentés pourrait relever de crimes de guerre. Human Rights Watch estime également que le rôle joué par les forces rwandaises dans cette occupation renforce les accusations selon lesquelles Rwanda agirait directement aux côtés du M23 dans l’est congolais, ce que Kigali continue de nier.
L’ONG appelle la communauté internationale à intensifier les enquêtes indépendantes et à sanctionner les responsables présumés des abus. Elle demande aussi une meilleure protection des civils dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, régulièrement secouées par les affrontements armés.
Une situation sécuritaire toujours explosive à Uvira
La ville d’Uvira reste au cœur des tensions dans le Sud-Kivu malgré le retrait annoncé du M23 en janvier dernier. Plusieurs rapports évoquent encore des violences, des déplacements massifs de populations et la découverte de fosses communes après le départ des rebelles. Les autorités congolaises et les groupes armés locaux continuent de s’accuser mutuellement de nouvelles violations contre les civils.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
