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Société

Kananga : 4 enfants de moins de 13 ans échappent de justesse à un drame à la rivière Nganza

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Une sortie de pêche artisanale tourne au drame évité de justesse dans un contexte d’alerte sur la sécurité des enfants. À Kananga, quatre enfants âgés de moins de 13 ans frôlent la mort ce lundi 20 avril 2026 à la rivière Nganza, à la suite d’une sortie de pêche artisanale qui a failli virer au drame.

Une habitude dangereuse malgré les avertissements

D’après les constatations de CONGOPROFONT.NET, ces enfants se réveillent tôt dans la matinée avec l’intention d’aller pratiquer la pêche artisanale à l’aide d’une vieille moustiquaire utilisée comme filet improvisé. Une pratique risquée, devenue presque habituelle pour ces mineurs livrés à eux-mêmes dans ce secteur de la ville.

Ils ne sont pas à leur première tentative. Des sources locales rappellent qu’un drame similaire s’est déjà produit le mois passé, lorsqu’un de leurs camarades a perdu la vie par noyade lors d’une inondation des eaux de la rivière Nganza. Malgré ce précédent douloureux, les enfants continuent à fréquenter les abords de la rivière sans réelle surveillance.

Une matinée qui bascule en quelques minutes

Vers 10 heures, alors que la population de Kananga est concentrée sur l’arrivée de la ministre du Genre ainsi que celle de l’Intérieur en séjour dans la ville, les enfants se trouvent déjà au bord de la rivière. Ils ont réussi à attraper quelques petits poissons qu’ils gardent dans un sachet. Mais la situation change brusquement lorsqu’un serpent se retrouve pris accidentellement dans leur moustiquaire immergée dans l’eau.

Pris de panique, les enfants lâchent immédiatement leur filet, qui est emporté par le courant. La scène provoque une grande frayeur parmi les enfants, qui tentent de s’éloigner rapidement du point d’eau.

Un drame évité de justesse

Heureusement, le reptile n’a pas eu le temps de mordre les enfants. Dans la confusion, le plus jeune du groupe parvient à se dégager et à regagner la rive grâce à sa souplesse et à quelques notions de natation, selon des témoins présents sur les lieux. Les autres enfants s’en sortent également sans blessure, mais tous restent profondément choqués par l’incident.

Un signal d’alerte pour les familles et les autorités

Cet événement met en lumière les risques auxquels sont exposés les enfants qui fréquentent les rivières sans encadrement. Plusieurs habitants estiment que le manque de surveillance parentale et l’absence d’activités encadrées contribuent à ces situations répétées.

Des voix locales appellent les autorités et les services de protection de l’enfance à renforcer la sensibilisation dans les quartiers riverains afin d’éviter qu’un nouveau drame ne se produise à la rivière Nganza.

Si l’incident n’a pas fait de victimes, il met néanmoins en évidence une réalité préoccupante, celle d’enfants qui continuent de s’exposer à des dangers réels dans des zones non sécurisées, où la moindre imprudence peut rapidement devenir tragique.

Mike Tyson Mukendi

Actualité

Lubumbashi : 5 présumés criminels interpellés, dont 2 femmes 

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La Police nationale congolaise (PNC) du Haut-Katanga a présenté, lundi 8 juin, 5 présumés criminels, dont 2 femmes, arrêtés par le Groupe de recherche et d’investigation criminelle (GRIC) à Lubumbashi.

Les suspects ont été présentés au commissaire provincial adjoint chargé de la police administrative, le colonel Bale Agwaki John, à l’occasion de la parade hebdomadaire de la police.

Selon le commandant du GRIC, le colonel Simplice Tshikala, ces personnes seraient impliquées dans un réseau de détention et de vente illégale d’armes et de munitions.

« Depuis un moment, nous avons appris qu’il y a des bandes organisées qui se ravitaillent à travers nos camps militaires en armes et en munitions. Nous avons déployé nos sources et nous avons arrêté Etomale Mbat, un voleur à main armée extrêmement dangereux. Sur lui, nous avons trouvé 1 300 munitions, un revolver ainsi que deux chargeurs garnis », a déclaré le colonel Tshikala.

La police affirme également avoir arrêté deux autres suspects qui tentaient de vendre des armes à feu. Après leur interpellation, ces derniers auraient conduit les enquêteurs dans une maison où étaient dissimulées d’importantes quantités de munitions.

Au total, plus de 2 850 munitions de calibre 7,62 mm, plusieurs chargeurs garnis destinés aux fusils AK-47 ainsi qu’un revolver de calibre 9 mm ont été saisis.

Par ailleurs, deux policiers accusés d’avoir extorqué 1 820 dollars américains à des habitants du quartier Bel-Air 2, dans la commune de Kampemba, ont également été présentés à l’autorité policière provinciale.

« Ce sont des personnes capables de déstabiliser la paix et la tranquillité publiques », a insisté le commandant du GRIC, précisant que les enquêtes se poursuivent afin d’identifier l’origine de ces effets militaires et les réseaux impliqués.

Le colonel Bale Agwaki John a, de son côté, salué le professionnalisme des éléments du GRIC dans la lutte contre la criminalité et appelé les unités de police à renforcer les opérations de sécurisation de la population et de ses biens.

Les suspects civils ainsi que les 2 policiers ont été transférés devant les juridictions compétentes pour la suite de la procédure.

Patient M.MBY/CONGOPROFOND.NET

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