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Sankuru : Un scrutin sans faille consacre Jules Lodi Emongo à la tête de la province
La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a publié, ce mercredi 15 avril 2026, les résultats provisoires de l’élection du Gouverneur et du Vice-Gouverneur du Sankuru. Organisé à Lusambo dans le strict respect des exigences légales, le scrutin s’est distingué par un taux de participation exceptionnel de 100 %. Les 25 députés provinciaux appelés aux urnes ont tous pris part au vote, en présence de témoins et d’observateurs, sans qu’aucun bulletin blanc ni nul ne soit enregistré, attestant d’un processus fluide et transparent.

Une victoire nette pour Jules Lodi Emongo
À l’issue du dépouillement, la plénière de la CENI a proclamé provisoirement élus Jules Lodi Emongo au poste de Gouverneur et Charles Motomoke Yanape en qualité de Vice-Gouverneur. En lice face à neuf autres candidats, Jules Lodi Emongo s’est imposé avec 15 voix sur 25, obtenant ainsi une majorité confortable pour diriger la province et engager son programme de gouvernance.
Un calendrier électoral encore en cours
Malgré cette proclamation, le processus électoral suit son cours conformément au calendrier établi. Une période de contentieux est prévue du 17 au 24 avril 2026 devant la Cour d’Appel du Sankuru, permettant d’éventuels recours. La publication des résultats définitifs est attendue pour le 4 mai 2026, avant la transmission des dossiers physiques au Président de la République le 7 mai, en vue de l’investiture officielle du nouvel exécutif provincial.
Mike Tyson Mukendi/Congoprofond.net
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25 mai : L’ambassadeur Dr Jospin Lohanga présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”
Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.
À travers une communication accordée à congoprofond.net à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain
Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.
Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.
Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».
La diplomatie des langues africaines
Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.
Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.
Entre spiritualité et diplomatie
À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.
Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.
Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
