Culture
Festival Me Ya Be : une 15e édition qui célèbre l’évolution et la puissance de la danse contemporaine
La 15ᵉ édition du Festival international de danse Me Ya Be a été officiellement lancée ce mercredi 15 avril 2026 lors d’une conférence de presse tenue à Ntongo Elamu. Organisée par la Compagnie Jacques Bana Yanga, cette rencontre a réuni artistes, chorégraphes internationaux, partenaires et professionnels des médias autour d’un événement devenu incontournable dans le paysage culturel congolais. Pendant près de deux semaines, Kinshasa vibrera au rythme de la danse contemporaine, afro, hip-hop et traditionnelle.
Prenant la parole, Jacques Bana Yanga a rappelé la vision du festival : faire de Me Ya Be bien plus qu’un simple événement artistique. « Me Ya Be est un espace de transmission, de formation et d’opportunités pour les jeunes danseurs. »
Cette année encore, l’accent est mis sur la promotion de la jeunesse et le renforcement des capacités à travers des ateliers, des résidences et des échanges entre artistes locaux et internationaux. Malgré les défis liés notamment au manque de financement et de soutien institutionnel, les initiateurs du festival ont réaffirmé leur détermination à maintenir cette plateforme culturelle.

Les activités se dérouleront du 17 au 29 avril 2026 sur plusieurs sites de la capitale, notamment à l’Institut français de Kinshasa, à l’Espace VIK, à l’École belge ainsi qu’à l’orphelinat de Limete. Au total, 28 spectacles sont programmés, avec un lancement prévu à l’École belge et une clôture à l’Institut français de Kinshasa, à l’occasion de la Journée internationale de la danse. Les organisateurs annoncent également la présence de plusieurs partenaires institutionnels, dont les ambassades de France et d’Espagne, ainsi que des représentants culturels internationaux.
Parmi les temps forts de cette conférence, les interventions des chorégraphes invités ont apporté un éclairage particulier sur l’évolution de la danse contemporaine. L’artiste suisse Nina Berciaz a insisté sur le fait que la danse contemporaine « a toujours existé et continue d’évoluer avec le temps », soulignant qu’elle puise ses racines dans les pratiques anciennes tout en s’adaptant aux réalités actuelles. De leur côté, Michel Marcucci et Sandrine Goût, de la compagnie Via Luni, ont mis en avant l’importance de la transmission et de la création, annonçant notamment la tenue d’ateliers durant le festival.

Au-delà des spectacles, cette 15e édition se veut un véritable tremplin pour les jeunes talents congolais. Les organisateurs ont appelé le public kinois à se mobiliser massivement pour soutenir cette initiative culturelle. Avec cette nouvelle édition, Kinshasa confirme son statut de carrefour artistique, où la danse devient un langage universel de créativité, de résilience et d’ouverture sur le monde.
Dorcas Mwavita et Believe Likoko, stagiaire UCC
À la Une
Jeux d’argent en RDC : Le ministère des Finances lance la grande réforme de la régulation du secteur
Le gouvernement congolais franchit une étape décisive dans la modernisation du secteur des jeux d’argent. Sous l’impulsion du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a engagé un vaste processus de réforme destiné à assainir et structurer un secteur en pleine expansion.
C’est dans cette dynamique que le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, a présidé une importante réunion avec les opérateurs du secteur au Centre financier de Kinshasa. Cette rencontre marque le lancement d’une série d’activités visant à mettre en place un cadre moderne de régulation, conforme aux standards internationaux.

Un partenariat entre l’État et les opérateurs
Dans son allocution, Dieudonné Ntumba a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés afin de garantir une concurrence loyale et de prévenir les dérives liées à la criminalité financière.
« Le rôle de l’État n’est pas d’empêcher les activités économiques, mais de les encadrer », a-t-il déclaré, rappelant que cette démarche s’inscrit dans la vision du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka visant à moderniser l’économie nationale tout en protégeant les populations vulnérables.
Une plateforme numérique pour contrôler les flux financiers
Parmi les mesures phares annoncées figure la mise en place d’une plateforme centralisée de régulation. Cet outil permettra aux autorités de suivre en temps réel les transactions et les mouvements financiers générés par les opérateurs de jeux.
L’objectif est double : renforcer la transparence du secteur et optimiser la mobilisation des recettes publiques. Les opérateurs ont ainsi été invités à intégrer leurs systèmes à cette nouvelle infrastructure technologique.
Vers un nouveau cadre légal
La réforme s’accompagne également d’une évolution du cadre juridique. Un projet de loi sur la régulation des jeux d’argent est actuellement examiné au Parlement. Ce texte ambitionne de remplacer les dispositions héritées de l’époque coloniale par une législation moderne adaptée aux réalités actuelles du marché.
En attendant son adoption, la Cellule de surveillance poursuit la mise en œuvre des mécanismes de contrôle et d’encadrement destinés à préparer le secteur à cette transition.
Un soutien des acteurs du secteur
Les opérateurs présents à la réunion ont salué l’initiative du ministère des Finances. Responsable commercial et marketing de PixLab RDC, l’un des participants a estimé qu’un environnement mieux réglementé permettra aux entreprises d’exercer leurs activités dans un climat plus sécurisé et plus prévisible.
À l’issue des échanges, Dieudonné Ntumba a réaffirmé la volonté du ministère des Finances de maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs afin d’assurer une mise en œuvre harmonieuse de cette réforme stratégique pour l’économie nationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
