Société
Butembo : Le GADHOP évalue à mi-parcours ses actions sur l’agenda Femme, Paix et Sécurité liées à la résolution 1325
Les activités menées par le Groupe d’association pour la défense des droits humains et de la paix (GADHOP) dans le cadre de l’agenda Femme, Paix et Sécurité seront soumises à une évaluation à mi-parcours à Butembo. L’annonce a été faite ce lundi 13 avril 2026 par Salomon Idi, chargé des programmes au Fonds pour les femmes congolaises, partenaire de l’organisation.
« Le GADHOP a renforcé les capacités des membres du consortium afin qu’ils puissent, à leur tour, former d’autres personnes sur l’agenda Femme, Paix et Sécurité », a déclaré Salomon Idi. Il a insisté sur la nécessité d’aller au-delà des formations : « Il faut maintenant des campagnes de sensibilisation et de vulgarisation pour que la population s’approprie les résolutions existantes, notamment la résolution 1325. »
Pour renforcer l’impact de ses actions, le GADHOP a mis en place des mécanismes communautaires d’alertes précoces. « Ces dispositifs permettent de remonter en temps réel les informations sur les situations dans les villages, communes et quartiers afin de prévenir d’éventuels conflits », a-t-il précisé, après des échanges avec l’autorité urbaine, le commissaire supérieur principal Mowa Baeki Telly Roger.
Depuis septembre 2025, cette organisation s’emploie à vulgariser les instruments juridiques liés à l’agenda Femme, Paix et Sécurité. La résolution 1325 des Nations Unies met un accent particulier sur la participation active des femmes dans les processus de paix et de prévention des conflits.
Dalmond Ndungo
À la Une
Jeux d’argent en RDC : Le ministère des Finances lance la grande réforme de la régulation du secteur
Le gouvernement congolais franchit une étape décisive dans la modernisation du secteur des jeux d’argent. Sous l’impulsion du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a engagé un vaste processus de réforme destiné à assainir et structurer un secteur en pleine expansion.
C’est dans cette dynamique que le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, a présidé une importante réunion avec les opérateurs du secteur au Centre financier de Kinshasa. Cette rencontre marque le lancement d’une série d’activités visant à mettre en place un cadre moderne de régulation, conforme aux standards internationaux.

Un partenariat entre l’État et les opérateurs
Dans son allocution, Dieudonné Ntumba a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés afin de garantir une concurrence loyale et de prévenir les dérives liées à la criminalité financière.
« Le rôle de l’État n’est pas d’empêcher les activités économiques, mais de les encadrer », a-t-il déclaré, rappelant que cette démarche s’inscrit dans la vision du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka visant à moderniser l’économie nationale tout en protégeant les populations vulnérables.
Une plateforme numérique pour contrôler les flux financiers
Parmi les mesures phares annoncées figure la mise en place d’une plateforme centralisée de régulation. Cet outil permettra aux autorités de suivre en temps réel les transactions et les mouvements financiers générés par les opérateurs de jeux.
L’objectif est double : renforcer la transparence du secteur et optimiser la mobilisation des recettes publiques. Les opérateurs ont ainsi été invités à intégrer leurs systèmes à cette nouvelle infrastructure technologique.
Vers un nouveau cadre légal
La réforme s’accompagne également d’une évolution du cadre juridique. Un projet de loi sur la régulation des jeux d’argent est actuellement examiné au Parlement. Ce texte ambitionne de remplacer les dispositions héritées de l’époque coloniale par une législation moderne adaptée aux réalités actuelles du marché.
En attendant son adoption, la Cellule de surveillance poursuit la mise en œuvre des mécanismes de contrôle et d’encadrement destinés à préparer le secteur à cette transition.
Un soutien des acteurs du secteur
Les opérateurs présents à la réunion ont salué l’initiative du ministère des Finances. Responsable commercial et marketing de PixLab RDC, l’un des participants a estimé qu’un environnement mieux réglementé permettra aux entreprises d’exercer leurs activités dans un climat plus sécurisé et plus prévisible.
À l’issue des échanges, Dieudonné Ntumba a réaffirmé la volonté du ministère des Finances de maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs afin d’assurer une mise en œuvre harmonieuse de cette réforme stratégique pour l’économie nationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
