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Watsa sous les flammes : la situation humanitaire et sécuritaire atteint un niveau critique
Le territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uélé, traverse depuis plus d’un an une série de catastrophes incendiaires dont l’ampleur et la répétition interpellent gravement les autorités et la communauté humanitaire. Entre janvier 2025 et avril 2026, Giro, Mungbere, Moku Centre et plusieurs localités minières ont été ravagées par des incendies, détruisant des milliers de maisons, commerces et infrastructures essentielles, et laissant des milliers de personnes dans la détresse.

Le 9 janvier 2025, un incendie d’origine domestique à Giro a rapidement consumé les quartiers Butembo et Kameni, provoquant la perte de 1 000 à 2 000 habitations et laissant plus de 5 000 habitants sans abri. Quelques mois plus tard, Mungbere, carrefour commercial stratégique du territoire, voyait ses maisons et commerces réduits en cendres, avec des dommages matériels importants. Le 31 janvier 2026, Moku Centre, chef-lieu de la chefferie Mari-Minza, a subi un sinistre similaire, suivi en avril 2026 par un nouvel incendie majeur à Giro, détruisant hôtels et commerces, et accentuant le désarroi des populations locales.
Ces catastrophes sont aggravées par des facteurs structurels : habitations construites en matériaux inflammables, promiscuité des bâtiments, absence de services d’urgence et carence de prévention incendie. À cela s’ajoutent des événements liés aux tensions sociales ou aux accidents industriels, comme l’incendie d’une station-service à Durba en octobre 2025 ou les affrontements communautaires à Sambia en janvier 2025, qui illustrent le caractère multidimensionnel du risque.
Face à cette situation, les réactions des autorités locales, dont le député provincial Ombeni Kavunga Placide, ont été immédiates : témoignages de compassion, appels à l’aide humanitaire et demandes de soutien au gouvernement provincial et central.
Mais au-delà de la solidarité, c’est une action structurée et préventive qui s’impose : renforcement des infrastructures sécurisées, création de brigades de lutte contre l’incendie, sensibilisation citoyenne et enquêtes rigoureuses pour déterminer les causes exactes des sinistres.

Chaque incendie qui frappe Watsa est un avertissement sévère : la vie et les biens des habitants sont en danger permanent. La répétition de ces catastrophes exige une prise de conscience immédiate et des mesures concrètes. Prévenir ces drames est non seulement une urgence humanitaire, mais aussi un impératif de sécurité publique et de développement durable.
Watsa ne peut plus se contenter de pleurer ses pertes. Il est temps que tous les acteurs — gouvernement, collectivités locales, partenaires humanitaires et opérateurs économiques — agissent de concert pour protéger les populations et bâtir une résilience durable face aux incendies.
Junior kasamba Congo profond