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Kinshasa : un Centre des jeunes en construction pour améliorer l’accès à l’information en santé sexuelle et reproductive
Le Secrétaire général à la Santé au ministère de la Santé publique, Ilonga Bompoko Body ,a procédé, ce vendredi 3 avril 2026, à la cérémonie de pose de la première pierre marquant le lancement des travaux de construction d’un Centre des jeunes, à l’Institut national de préparation professionnelle et sociale (INPESS), situé sur le boulevard Triomphal à Kinshasa.

Ce projet, soutenu par IPAS , vise à renforcer l’encadrement et l’autonomisation des jeunes en République démocratique du Congo.
Présent à cette cérémonie, le bourgmestre de la commune de Kasa-Vubu, Finé Masombo, a salué une initiative qu’il juge essentielle pour la jeunesse.
« Ce centre est d’une grande importance parce qu’il permettra d’occuper utilement les jeunes et ainsi de lutter efficacement contre la délinquance juvénile », a-t-il déclaré.

De leur côté, les jeunes bénéficiaires expriment également leur satisfaction. Pour Honnête, membre de Youth Sprint , cette infrastructure répond à un besoin réel :
« En tant que jeunes, nous sommes très satisfaits de cette initiative, parce que nous avons besoin d’espaces où nous pouvons nous sentir à l’aise, sans parcourir de longues distances, afin d’accéder à des informations claires sur la santé sexuelle et reproductive », a-t-elle indiqué.
Pour Alice Mushagulusa , chargée de programme à IPAS RDC, ce projet s’inscrit dans une dynamique de renforcement des actions en faveur des adolescents et des jeunes.
« Ce centre renouvelle l’engagement de l’IPAS dans la promotion de la santé sexuelle et reproductive et dans la prise en compte des besoins effectifs des adolescents et des jeunes », a-t-elle expliqué.
Elle souligne par ailleurs que ce centre constituera un cadre d’échanges entre les jeunes et les institutions publiques.
« Il servira de cadre de dialogue avec le ministère de la Santé, à travers le Programme national de santé des adolescents, mais aussi d’espace d’apprentissage pour les jeunes », a-t-elle ajouté.
Selon elle, cette initiative contribuera à lutter contre les mariages précoces, les grossesses chez les adolescentes en milieu scolaire, avec pour objectif de maintenir les filles le plus longtemps possible à l’école, en levant les barrières liées à l’accès à l’information.

Le projet bénéficie de l’appui financier et technique de l’ IPAS en collaboration avec les acteurs institutionnels et les organisations de jeunesse.
À terme, ce Centre des jeunes offrira un cadre sûr et inclusif, permettant aux bénéficiaires de s’informer, de se former et de participer activement à leur développement personnel et social.
Dorcas Ntumba / Congoprofond.net
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Lutte contre le blanchiment d’argent : La RDC mise sur la régulation des jeux pour sortir de la liste grise du GAFI
Face aux défis liés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme, le gouvernement congolais accélère la réforme du secteur des jeux d’argent. Lors d’une réunion tenue au Centre financier de Kinshasa, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a présenté aux opérateurs les nouvelles orientations destinées à renforcer la transparence financière et la crédibilité internationale de la RD Congo.

Un enjeu stratégique pour l’image du pays
La RDC figure actuellement sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), une situation qui constitue un frein à l’attractivité des investissements étrangers et complique les relations avec certaines institutions financières internationales.
Pour le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, la réforme du secteur constitue une priorité nationale.
Selon lui, une meilleure régulation des activités de jeux permettra de renforcer le contrôle des flux financiers, de prévenir les circuits illégaux et d’améliorer l’image du pays auprès des partenaires internationaux.
Le ministère des Finances en première ligne
Cette réforme est portée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, qui multiplie les initiatives visant à renforcer les mécanismes de conformité financière et à rapprocher la RDC des standards internationaux de gouvernance.
Au cours de la rencontre, Didier Bobwa Wese, chargé du système d’information et du monitoring des opérations des jeux au ministère des Finances, a souligné que l’absence d’un encadrement rigoureux expose le pays à d’importants risques sociaux et économiques.
Il a appelé les opérateurs à accompagner activement la transformation du secteur afin de construire un environnement plus transparent, plus compétitif et mieux sécurisé.
Une surveillance numérique renforcée
Au cœur de la réforme figure la création d’une plateforme de régulation centralisée permettant aux autorités de suivre les opérations financières des opérateurs en temps réel.
Cette innovation vise à détecter plus efficacement les anomalies, renforcer les mécanismes de contrôle et garantir une meilleure traçabilité des transactions.
Les opérateurs ont exprimé leur adhésion aux objectifs poursuivis par les autorités.
Les prochaines étapes porteront notamment sur des sessions techniques destinées à finaliser leur intégration au nouveau système de régulation.
Pour les autorités congolaises, cette collaboration est indispensable afin de bâtir un secteur des jeux d’argent conforme aux exigences internationales, capable de protéger les joueurs, de sécuriser les recettes publiques et de contribuer à l’amélioration de la réputation financière de la RDC sur la scène mondiale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
