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RDC–Portugal : Billets de 587 $ à 33.120 $, la polémique qui choque les supporters
Après plus d’un demi-siècle d’attente, la République démocratique du Congo signe enfin son grand retour sur la scène mondiale. Les Léopards, qualifiés pour la Coupe du monde 2026, héritent d’un groupe K particulièrement relevé. Face à eux : le Portugal de Cristiano Ronaldo, la Colombie de James Rodríguez et l’Ouzbékistan.
Un tirage exigeant qui place immédiatement la sélection congolaise face à l’élite du football international, dans une compétition où chaque point comptera.

Un calendrier décisif dès l’entame
Le parcours des Léopards s’annonce intense et stratégique. Dès le 17 juin 2026 à 18h, la RDC croisera le fer avec le Portugal dans un choc qui s’annonce électrique. Elle enchaînera ensuite face à la Colombie le 24 juin à 3h, avant de disputer son troisième et dernier match de groupe le 28 juin 2026.
Ce premier duel face aux Portugais sera déterminant : il donnera le ton de la campagne congolaise et testera, dès l’entrée, les ambitions d’une équipe portée par tout un peuple.
Billetterie : la fête gâchée par des prix vertigineux ?

Alors que l’enthousiasme est à son comble, une vive polémique vient ternir l’euphorie. En cause : les prix des billets pour les rencontres, notamment l’affiche RDC–Portugal, jugés excessifs par de nombreux supporters.
Selon les chiffres relayés, les tarifs oscilleraient entre 587 dollars pour les places les plus accessibles et pourraient grimper jusqu’à 33.120 dollars pour les catégories les plus prestigieuses. Une fourchette qui suscite incompréhension et frustration, particulièrement chez les fans congolais.
Un Mondial pour tous… ou pour une élite ?
Cette situation alimente un débat de fond : celui de l’accessibilité des grandes compétitions internationales. Beaucoup craignent que cet événement historique, censé rassembler et faire vibrer toute une nation, ne devienne finalement un privilège réservé à une minorité.
Entre rêve planétaire et réalités économiques, la passion du football congolais se retrouve confrontée à une question essentielle : qui pourra réellement vivre ce moment historique depuis les tribunes ?
Désiré Rex Owamba / CONGOPROFOND.NET
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Aéroport de Bangoka sous attaque : L’AFC/M23 revendique l’opération
L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, ravivant les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des lignes de front traditionnelles. Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés pour viser cette infrastructure stratégique à usage civil et militaire.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé à l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle soutient vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour des frappes contre les zones sous son contrôle.
Les autorités congolaises, de leur côté, dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire mettant en danger les populations civiles et les activités aériennes dans la région. Déjà au début du mois de février puis en mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient été signalées contre le même aéroport, sans provoquer officiellement de dégâts majeurs ni de pertes humaines. Les FARDC avaient alors annoncé avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.
Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka constitue une infrastructure stratégique majeure de la RDC. Il sert aussi bien aux vols civils qu’aux opérations militaires et logistiques.
Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, alors que les affrontements persistent dans l’Est de la RDC malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions de cessez-le-feu engagées sous médiation internationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
