Actualité
RDC : lancement du projet « Bomoyi ya mama na mwana » pour renforcer la santé maternelle et néonatale
Le Conseil national de la couverture santé universelle (CN-CSU), en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et la Fondation Vodacom, a procédé, le 7 mars 2026, au lancement officiel du projet « Bomoyi ya mama na mwana », une initiative visant à améliorer la santé maternelle et néonatale en République démocratique du Congo.

Ce programme s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la gratuité de la maternité et des soins aux nouveau-nés, pilier essentiel de la politique de couverture santé universelle portée par les autorités congolaises.
Selon le coordonnateur du CN-CSU, le Dr Polydor Mbongani Kabila, ce projet traduit l’engagement de l’État à garantir un accès équitable à des soins de santé de qualité pour toutes les femmes enceintes et les nouveau-nés.
« La couverture santé universelle repose sur un principe fondamental : garantir les soins de santé à tous, sans discrimination. Le programme de gratuité de la maternité constitue un pilier majeur de notre politique », a-t-il déclaré.
Le projet « Bomoyi ya mama na mwana », qui signifie « la vie de la mère et de l’enfant », intervient dans un contexte marqué par des défis persistants en matière de santé maternelle. Selon les données évoquées lors du lancement, la RDC enregistre encore des taux élevés de mortalité maternelle et néonatale.

Pour répondre à ces enjeux, le programme s’articule autour de cinq axes principaux, notamment la réhabilitation et l’équipement de quinze maternités, le renforcement des capacités du personnel de santé, la prise en charge des fistules obstétricales, l’innovation numérique en santé ainsi que la sensibilisation communautaire digitalisée.
De son côté, la présidente de la Fondation Vodacom, Pamela Ilunga, a souligné que cette initiative est le fruit d’un engagement commun visant à améliorer les conditions de prise en charge des femmes enceintes.
Elle a indiqué que, grâce aux actions déjà entreprises, quatre hôpitaux ont été réhabilités à Lubumbashi, Kipushi, Likasi et Kolwezi, plus de 180 sages-femmes ont été formées et plus de 1 000 accouchements sécurisés ont été réalisés en quelques mois.
Le représentant résident de l’UNFPA en RDC, Alain Akpadji, a, pour sa part, insisté sur la nécessité de renforcer les efforts pour réduire les décès évitables liés à la grossesse et à l’accouchement, tout en soutenant les politiques nationales en matière de santé reproductive.

Mis en œuvre notamment dans les provinces de Kinshasa, du Kongo Central et du Kasaï Oriental, ce projet pilote vise à offrir à chaque femme une maternité sans risques et à chaque enfant de meilleures chances de survie.
À travers ce partenariat public-privé, le CN-CSU, l’UNFPA et la Fondation Vodacom entendent mutualiser leurs ressources techniques et financières afin de produire un impact durable sur le système de santé congolais.
Dorcas Ntumba