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« Air Congo, un bébé qui grandit à grande vitesse ! » : Pascal Kimbayo, cadre de Ethiopian Airlines, salue une ascension fulgurante

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À l’aéroport international de Ndjili, Pascal Kimbayo, cadre de Ethiopian Airlines, n’a pas caché son enthousiasme en marge du décollage du vol inaugural d’Air Congo. Pour lui, voir cette jeune compagnie nationale s’ouvrir à l’international en si peu de temps constitue une véritable source de fierté pour son partenaire éthiopien.

Une croissance rapide et prometteuse

Comparant Air Congo à « un bébé qui grandit rapidement », il a salué une progression remarquable en à peine une année d’existence. Une évolution qui, selon lui, témoigne d’une dynamique solide et ambitieuse, ouvrant déjà la voie à de nouvelles perspectives, notamment l’extension des dessertes vers l’Europe, les Amériques et d’autres grandes destinations mondiales.
Une connectivité élargie pour les passagers

Le représentant d’Ethiopian Airlines a également mis en lumière les avantages concrets de ce partenariat stratégique. Grâce à cette collaboration, les passagers bénéficient désormais de facilités accrues, notamment la possibilité d’acheter leurs billets et de s’enregistrer depuis plusieurs villes à travers le monde.
Il a cité, à titre illustratif, des villes comme Washington, D.C., Seattle, Mbuji-Mayi ou encore Kisangani, preuve d’une connectivité renforcée au bénéfice des voyageurs congolais.

Un objectif stratégique : sortir de la liste noire européenne

Enfin, Pascal Kimbayo a évoqué un objectif majeur partagé par les partenaires : accompagner la République démocratique du Congo dans ses efforts pour sortir de la liste noire de l’Union européenne en matière d’aviation.
Il a conclu en réaffirmant la fierté d’Ethiopian Airlines de soutenir Air Congo dans cette montée en puissance, appelée à redessiner le paysage aérien congolais.

Dorcas Mwavita

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Zaïko Langa Langa : L’héritage éternel de Mbuta Matima dans les nuits de Kinshasa

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Le 26 mai 1996 disparaissait à Liège l’un des artisans les plus discrets mais les plus importants de l’histoire de Zaïko Langa Langa : Zéphyrin Matima Mpioso. 30 ans après son décès, de nombreux mélomanes continuent de s’interroger : pourquoi parle-t-on si peu de celui qui a pourtant tant contribué à la réussite et à la rigueur musicale du mythique orchestre kinois ?

Connu affectueusement sous le nom de « Ya Matim’s », Mbuta Matima était un véritable enfant de Matonge, anciennement Renkin, sur l’avenue Inzia. Guitariste talentueux, musicien méthodique et homme de l’ombre respecté, il incarnait le professionnalisme au sein du groupe.

Avant de rejoindre Zaïko Langa Langa en 1969, il avait débuté chez Stukas Boys aux côtés de Lita Bembo. D’abord influencé par les reprises pop occidentales, il évoluera progressivement vers la rumba et le sebene, devenant au fil des années l’un des piliers techniques du son Zaïko.

Un directeur artistique rigoureux et respecté

Souvent présenté comme soliste secondaire, Mbuta Matima était bien plus qu’un simple guitariste. Il occupait un rôle central dans l’organisation musicale du groupe : directeur artistique, arrangeur, coordinateur et auteur-compositeur.

Les habitués des concerts du mythique Kimpwanza Bar se souviennent encore des balances minutieuses qu’il dirigeait avant chaque prestation. Rigoureux et exigeant, il veillait à la qualité sonore et à la cohésion musicale de l’orchestre.

Plusieurs chansons portent son empreinte artistique, notamment :

« Toli Kolumpe »

« Kin Kiesse »

« Solomo »

« Nandimi te Nakotika te »

« Kazo »

« Masela »

« Kabobo »

« Mena »

« Reviens Hyppau »

À travers ces œuvres, Mbuta Matima a participé à construire l’identité musicale moderne de Zaïko, devenue une référence majeure de la rumba congolaise.

« A nge Matima, a Mbuta Matima, kolele ! » : cette phrase résonne encore comme un hommage à un homme dont le nom mérite d’être gravé parmi les grands bâtisseurs de la légende Zaïko.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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